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Articles

Walk the way, feel the walk (#4, variations)

Ben Donich - 847 m Sur la même période, je lisais le matin avec mon petit-déj, la série d'été du monde "Everest Business" en 6 épisodes qui décrit comment l'ascension de l'Everest est devenue une industrie touristique. Charlie Buffet (le journaliste) y passe en revue différents aspects : en partant le nombre de personnes qui gravissent le sommet (un vrai celui-là, pas un Ben quelque chose) chaque année : 846 personnes pour cette saison (celle qui s'est achevée au printemps) sachant qu'en 1953, le total des "summiters" s'élevait à  353 personnes depuis le début des expéditions. Je n'ai pas tracé de courbe, c'est probablement une exponentielle (ce que confirme une étude américaine sur le sujet). Il suffit de voir les photos de la longue file d'attente sur la crête avant d'atteindre le sommet pour comprendre ce que signifie surexploitation de la zone. En me penchant sur le sujet je découvre qu'il existe sur Wikipedia la list...

Walk the way, walk for food (#3)

Last section - une nouvelle estimation des km Jour 4 de Strachur à Lochgoilhead grosse étape : 18km sur le papier, un peu plus de 20 au final pour les gourmets que nous sommes humidité dans l'air +, lunette de soleil (yeah!) humidité au sol : +++,  on marche des heures dans la tourbière, jusqu'au sommet de la montagne rencontre :  grande abondance, nos 4 Russes et leur chien, 2 hommes à pied en sens contraire qui montaient au point de vue, 2 cyclistes en sprint On a croisé les Russes au petit déjeuner, sans leur chien. Première conversation engagée avec eux, - avec un seul en fait - celui qui parle anglais, pour les trois autres, leur anglais a l'air plus rudimentaire. Evidemment le sujet était le passage du torrent, comment on a fait sans le pont ....Conclusion : on a tous fait pareil, c'est à dire braver l'interdit de la barrière et descendre dans le ravin avec forces acrobaties. L'étape nous semble plus courte, alors qu'elle est loin de l'être. Le pay...

Walk the way, till exhaustion (#2)

Creggan's Inn Jour 2 de Tighnabruaich à Glendaruel grosse étape : 18km sur le papier, 20 nous dit nos iDevices, ainsi que le décompte des pancartes (mettez-vous d'accord!) humidité dans l'air +, pas de vêtement de pluie, le mist en fin de journée  humidité au sol : ++,  tout est toujours détrempé, même avec le soleil, des tourbières en lieu et place des prés rencontre : pas une âme qui vive, même Annie du camping n'était pas à son poste, les 4 Russes et leur chien à l'heure du repas. On a longé le Loch Fyne une grande partie de l'étape, avant de remonter une vallée habitée avec parcimonie, surtout des fermes, une longue route étroite et pas un seul café ni shop à moins de 20 minutes en voiture (dixit Annie). La seule possibilité de logement était le Caravan Park de Glendaruel, qui n'a pas de boutique et pas de restaurant. Annie la tenancière m'avait prévenue, elle n'avait pas fait que me prévenir elle m'avait dit de lui envoyer ma liste de course...

Walk the way, walk the dog (#1)

Wild Kitchen @Kames (suburb de Tighnaburaich) Au programme cette année, l'Ecosse en mode slow trip. Une semaine de randonnée puis une semaine sur l'île de Skye.  Parce que la BD trois chardons de Cécile Becq.  Et la randonnée parce que la randonnée. Pour éprouver le paysage.  Et l'Ecosse pour éviter la canicule ? Pour passer inaperçue, en fait. Les Highlands parce que dans mon imaginaire c'était plus sauvage.  J'avais passé du temps à choisir le treck, avec des critères plus ou moins objectifs, qui se sont avérés plutôt pertinents. Pas l'accessibilité en tous cas. Pour rejoindre le point de départ du Loch Lomond & Cowal way, il nous fallut une journée de transport sous la pluie, le train jusqu'à Glasgow, un bus pour la péninsule de Cowal puis le ferry pour traverser le Loch Fyne, toujours sous la pluie. Avec une pause dans un café au bord du loch pour manger notre unique repas de la journée : un gratin de poisson.  Ce trek traverse nulle part, un truc u...

Panne d'électricité

Gabriele Münter Il y a quelques semaines, l'Espagne a subi par une panne électrique d'ampleur. Bien que je ne parle pas espagnol - à part commander une bière et du poulet-frites (le kit de survie), cette panne m'a beaucoup affectée. Interpelée. Questionnée. J'ai tout de suite compris ce que je ne pourrai pas faire. Comment j'étais paralysée. Comment la société serait vite à l'arrêt.  Je n'avais pas besoin de le vivre. J'ai pensé à tout ce à quoi je devais renoncer. J'ai aussi pensé à tout ce que je pouvais changer. J'ai pensé à tous les trucs inutiles qu'il était possible de contourner. Dans les jours qui suivent ou précèdent (je ne sais plus), je suis allée au lancement de la Convention des Entreprise pour le Climat, un climatologue Christophe Cassou parlait des choix à faire dans plusieurs domaines, il disait par exemple que dans les années qui viennent la région Languedoc Roussillon devrait choisir entre le tourisme et l'agriculture, l...

oh Gabi !

Chardon, avec ou sans néonicotinoide? Oh Gabi, tu devrais avoir honte. Je me demande ce qui t'as pris? Ou vas tu chercher des idées pareilles?  Est ce que tu cherches juste à enquiquiner François? A bénéficier de nouveau de la lumière que tu as perdu en n'étant plus Premier ?  Déjà que ta reforme sur l'Education était une belle ânerie (les groupes de niveau), et maintenant te faire l'avocat de la loi Duplomb ? A ta décharge, confier l'Education Nationale à quelqu'un qui n'a pas d'enfant, qui ne semble pas en avoir une foultitude dans son entourage (mais qui a des soeurs, il est donc féministe comme se le proclament tous les hommes qui ne le sont pas mais qui ont des soeurs), qui a été scolarisé à l'Ecole Alsacienne c'est déjà une ânerie en soi.  Une ânerie parce que jamais confronté ni de près ni de loin au système éducatif, je veux dire à sa réalité  : le trajet, les horaires, les devoirs, les salles de classe, les réunions parents profs, Ecole...

Mausolée de l'enfance

Gabriele Münter Ce week-end on a démonté et vidé une chambre d'enfant. Une chambre qui avait déja eu son évolution et qui se prépare pour la suite. Comme nous.  Quand on a emmenagé dans la maison, elle fut occupée par le dernier iAdo, elle a grandi avec lui, la dernière configuration était celle du collégien : avec son lit en hauteur, ses marches pour y accéder, son bureau tout en longueur dessous.  C'était la première fois qu'il avait une chambre pour lui seul. En Chine, il partageait une immense chambre avec sa soeur et les quelques mois de retour en France il partageait une minuscule avec sa soeur et son frère. Et d'un coup, il s'est retrouvé seul. Il a pleuré, soudoyé son frère er dormi quelques nuits avec lui, mais celui-ci aime son espace et apprécie sa solitude, depuis toujours. Le dernier, qui était loin encore d'être un iAdo, il était juste un Bébounet , a alors changé de tactique et son nomadisme nocturne l'a amené jusque dans notre lit où il s...