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Et quand vient l'automne (#ABRL)

Bibliothèque du château Abbadia (Hendaye)  On va passer à la liste d'automne. Bien que je n'ai pas terminé la liste d'été. Il m'en manque un : je n'ai pas relu Un lieu à soi de Virginie Woolf. L'automne est arrivé tôt cette année : j'ai ramassé le premier marron sur l'arbre en face de la maison ce n'était pas encore septembre. Les tomates dans le jardin ont continué à murir, les piments aussi. Les feuilles ne tombaient pas. Je n'ai pas encore sorti les vestes, je commence à peine à mettre un foulard le matin. Puis le thé à la châtaigne de Lupicia  a été en vente et Mariages frères commercialise son calendrier de l'avent. Il fait nuit avant 20h, et je ne peux plus traverser le parc quand je rentre de l'entraînement, il est fermé aux horaires d'hiver (il n'y a pas quatre saisons pour les horaires d'ouverture et de fermeture du parc d'en face). Des feuilles se perdent au sol sur la terrasse, j'ai rangé les Birkentsok à l...

Sans attente se laisser surprendre (#Arles)

Martine Barrat @Arles Je n'avais pas l'intention d'y aller cette année. 2025 avait été une année sans.  2026 serait de même, surtout que j'avais Perpignan en perspective, comme beaucoup d'autres d'ailleurs sur les 2 semaines de Visa pour l'image, les trains étaient complets sur les week ends. J'avais du lâché l'affaire.  Et en juillet des copains nous embarquent pour Arles en septembre avec une autre couple aperçu de loin en loin à des soirées.  Je me suis dit ça change, il y aura moins de monde , c'était sans compter sur la Féria. Une toute autre population que pour les Rencontres Photographiques. Plus colorée, plus festive, plus extravertie. Des jeunes, des vieux, des gitans, des taureaux, des chevaux, des corridas, des foulards roses, de la musique partout, de l'alcool beaucoup. Nous ne sommes pas allées voir de corrida, j'aurais pu, j'en avais vu une à Madrid il y a 23 ans, je n'avais pas détesté, sans rien comprendre vraiment...

SRBL (#Summer Reading Bucket List)

commencer la SRBL ici  Il y a des choses rigolotes sur Instagram, voire interessantes, qui nous engagent sans qu'on s'en rende compte. Je parle d'un post du New York Times pour se concocter une liste de livres pour l'été. Comme si j'avais besoin de ça! C'est de l'entropie, toujours plus, toujours plus de chaos et de désorganisation, même si le fait de faire une liste lui donne un aspect prévu, planifié...  J'ai envoyé le post à mon iFille (qui n'est plus un iAdo, plutôt une jeune adulte, et qu'elle est augmentée non seulement par ses iDevices mais carrément par de l'IA, il va falloir que je trouve une nouvelle dénomination). Et l'iFille qui lit bien plus que moi (1h de métro matin et autant le soir) a proposé qu'on fasse le challenge de la Summer Reading Bucket List. Et nous voila parties toutes les deux dresser notre Summer List, qui nous amené à acheter des nouveaux titres (mais pas que!)  - un livre publié dans l'année  - un li...

Les miettes fécondes de la santé démocratique

les graines fécondes de mon jardin L es miettes fécondes Dans la divagation journalière on trouve parfois entre les lignes du journal des miettes fécondes. Apposant le bout de doigts dessus, on peut en faire des minuscules monticules. De ces petits tas, que faire ensuite ? Je ne sais pas. Si on fermait le journal, tiens. Si on revenait à sa place juste un instant pour reprendre son souffle et se laisser faire. Dasn une heure ou deux nous déciderons seuls de la marche à suivre. Pour le moment la mécanique des corps nous guide et nous ne choisissons pas tout. Sur une branche voisine un soubresaut prend le contrôle du ver de terre. C’est une façon d’avancer. C’est une manière comme une autre d’aller vers son but. On s’assied on se lève, on tourne sur soi même et les points cardinaux se mettent à clignoter dans le noir. Nous ne sommes pas perdus pour autant. Nous ne sommes pas désorientés. Car nous ne cherchions pas le nord. Nous allons simplement, quelque part. Artur Teboul - L'adress...

Femmes, femmes, femmes (#Leonora Carrington)

Léonora Carrington @Musée du Luxembourg Que moi j'enchaîne les expositions d'artistes femmes n'a rien d'étonnant. C'est un choix, une décision, une politique volontariste totalement assumée (que l'iMari suit, subit, sans se plaindre ni ne proposer autre chose d'ailleurs). Que le programme de cette année du Grand Palais et affiliés (dont le musée du Luxembourg) présentent autant d'artistes femmes, ça l'est un peu plus. Eva Jospin (fille de, qui vient de perdre son père ce week-end), Claire Tabouret, Mickalene Thomas, Nan Goldin (l'expo vient de commencer) Hilma af Klint (à venir, extraordiniare d'après les bribes aperçues par ailleurs), et Leonora Carrington (exposition vue ce week-end). En face : Matisse, connu, vu, revu, un classique alors que, déjà l'année dernière, l'exposition sur Matisse et sa fille Margaret nous a simplement fatigué les oreilles, voire les yeux si on a pris le temps de se déplacer au musée d'Art Moderne. Je ...

La relève est assurée (#Maggie O' Farell)

Sarah Van Reij @MEP J'ai trouvé! J'ai trouvé la version féminine et plus jeune de John Irving . Une comme lui avec de nombreux personnages, tous avec une vraie histoire - peut-être pas aussi poussée que lui, mais on s'y approche. Cet été par hasard j'ai acheté This must be the place de Maggie O' Farrel. Le hasard n'est pas d'être entrée dans cette librairie en Ecosse (Glasgow je pense, ou Skye), le hasard est le choix du livre. Le nom de Maggie O'Farrell ne me parlait que vaguement, j'ai aimé la couverture et la 4è. Cela tient à peu de choses, comme quoi, un bon marketing est utile. Comme j'ai de l'avance dans l'achat (la Pile des livres en attente n'est jamais vide, ne plus rien avoir à lire est une de mes grandes angoisses existentielles : au Paradis ou en Enfer, quel que soit l'au-delà, y a-t-il des livres? ), j'ai mis un peu de temps avant de le commencer. Et je n'ai plus lâché, je suis allée en chercher deux autres q...

Se reposer en beauté (#Mickalene Thomas)

déjeuner sur l'herbe - Mickalene Thomas Je l'avais croisée pendant le Covid.  Les musées étaient fermés seules les galeries étaient ouvertes et j'étais désespérément en manque de beau, de reposer mes yeux. J'avais trainé toute la tribu un samedi dans une galerie du Marais où pas plus de cinq oeuvres d'elle étaient présentées. de très grands formats, très politiques sur la place des noirs aux US.  Ce qui m'avait valu un "c'est ça qu'on est venu voir ?" dubitatif.  Ô joie, ô surprise quand j'ai vu que le Grand Palais lui consacrait une exposition  : All about Love.  Je parle de Mickalene Thomas, femme artiste noire queer de 54 ans (née en 1971, j'adore le clin d'exil, comme si cette date nous rendait proches!) Ses formats sont grands, très grands pour la plupart (parfois des touts petits aussi), un mélange de collages, de photos, de peintures. Superposition dit son résumé dans AWARE (bien sûr qu'elle dans la base de recherche de...

Pépites de fin d'année (séries à regarder)

à regarder sans modération  Deux séries qui font du bien sans être happy ending ou niaises, ou rêveuses. Deux séries qui sont la vie, avec des vraies personnes, qui se parlent bien, qui se disent les choses, qui ont des conversations qui comptent.  La période de fin d'année est propice aux films de Noël sur Netflix notamment, produits par Hallmark. Il y a exactement deux scénarios possibles, et une version "royale" (où le héros est un prince héritier incognito).  Scénario 1 : un personnage revient dans un lieu à la campagne c'est à dire  loin de la grande ville,  ce peut etre un retour sur lieu d'enfance, ou un lieu qui a compté pour sa famille au sens élargi,  en général pour régler un truc (vendre une maison, réglé un héritage, aider une personne de la famille).  Il rencontre l'autre personnage qui lui fait découvrir la vie au calme, les gens qui se connaissent, la solidarité, la beauté secrètes du lieu... Evidemment le personnage en visite tombe amo...

Vivre en poésie

Dîner à l'arbre vagabond Il y a un an à cette époque de l'année, je recevais une carte postale avec quelques lignes de Ito Naga, que je ne connaissais pas. je me suis émue de sa poésie. Comment aurais-je pu faire autrement ?  D'autres que moi ont tissé des liens entre Ito Naga (j'adore la sonorité de ce nom), les Editions du Cheyne, une implantation géographique, un festival de lecture et des gens que j'aime... ou devrais-je dire : ont lancé leur filet et m'ont (forcement) attrapée?  je sens n'est pas je sais  je sens décrit l'autre moitié du monde  Ito Naga- Je sens Je ne pouvais pas ne pas y aller.  Je ne pouvais pas ne pas aller là où se mêlent amitié, poésie, librairie et... cerise sur le gâteau :  montagne. Je suis assez facilement cernable. Une proie facile. Laissez-moi dans une librairie j'y passe du temps. Laissez-moi dans une libraire dédiée à la poésie j'y reste longtemps.  Laissez-moi dans le coin poésie d'une librairie à dîner ave...