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Articles

Affichage des articles du 2026

Au cinquième jour

pendant l'orage Pour mon anniversaire, mon iMari m'a échangé l'outre d'eau de 3 litres que je portais depuis lundi contre celle 2 litres que lui avait dans son sac ; il m'a tenu les portillons et les fils des parcs à animaux sur les sentiers et m'a payé un Perrier (certainement contaminé) au refuge. Et au retour en guise de gâteau, j'ai eu une salade de chou fleur. Trop de la chance.  Depuis quelques années, je marche pour mon anniversaire. Randonnée de refuge en refuge le temps du week-end long si possible avec aller-retour en train. Cette année nous avons pris la semaine, nous avons marché (presque) cinq jours, une visite familiale au début, un mariage à la fin, et entre les deux la traversée du massif de Borne Aravis. Le premier jour était raide.  En partant d'en bas. Il y a un parking plus haut dans la montagne, ce qui permet à certains de se rendre au refuge (de Parmelan) en deux heures. C'est comme ça qu'on se retrouve dans un refuge qui n...

SRBL (#Summer Reading Bucket List)

commencer la SRBL ici  Il y a des choses rigolotes sur Instagram, voire interessantes, qui nous engagent sans qu'on s'en rende compte. Je parle d'un post du New York Times pour se concocter une liste de livres pour l'été. Comme si j'avais besoin de ça! C'est de l'entropie, toujours plus, toujours plus de chaos et de désorganisation, même si le fait de faire une liste lui donne un aspect prévu, planifié...  J'ai envoyé le post à mon iFille (qui n'est plus un iAdo, plutôt une jeune adulte, et qu'elle est augmentée non seulement par ses iDevices mais carrément par de l'IA, il va falloir que je trouve une nouvelle dénomination). Et l'iFille qui lit bien plus que moi (1h de métro matin et autant le soir) a proposé qu'on fasse le challenge de la Summer Reading Bucket List. Et nous voila parties toutes les deux dresser notre Summer List, qui nous amené à acheter des nouveaux titres (mais pas que!)  - un livre publié dans l'année  - un li...

Pensées citadines (sans métro)

arboretum de la Vallée aux Loups Samedi matin, pas spécialement de bonne heure mais de bonne humeur en ayant danser une grande partie de la nuit, je marchais jusqu'au marché couvert avec mon iFille. Elle portait les sacs et le caddie à roulettes (violet bien sûr), moi juste mes lunettes de soleil.  Nous habitons dans une ville de bobo (faut-il le préciser ?), les vélos longtail transportant 2 ou 3 enfants , les carrioles bariolées avec des marmots de tout âge jouant dedans pendant que les parents pédalent, sont courants.  Nous sommes doublées par 2 engins de la sorte, vides de leurs enfants. - tu vois maman, les gens qui utilisent ça (les 2 engins de transport de marmaille) sont ceux qui veulent faire des choses avec leurs enfants sans être trop ralentis.  J'attends la suite. Un fait scientifique, une épiphanie, une réflexion profonde...  - je crois que je vais acheter ça pour aller au marché avec toi. 

Pensées Métropolitaines

Loin du Métro Parfois, j"ai envie de taper sur l'épaule du gars devant moi dans les escalators pour lui dire de mieux rentabiliser son abonnement à la salle de sport que son sac à dos indique. En affichant Basit Fit en gris et orange, il est requis d'avoir l'air fit, vif et sportif.  Que penser au contraire d'un jeune homme, grand et bien de sa personne en costume de prix avec un sac à dos d'une course Iron Man ? Je ne pouvais de tout façon pas le rattraper pour lui taper sur l'épaule, il marchait bien trop vite. Sans parler des chaussettes.  Les escalators du Métro les révèlent sans vergogne, parfois au détriment du style général, surtout chez les hommes, quel que soit leur âge. Rouge avec un costume sombre et une cravate : associé dans un cabinet de conseil ; des personnages de dessin animés : offertes par les enfants ; de tennis avec une double bande bleu (ou rouge) : moins de 25 ans qui soigne sa DA ; motifs arty (genre Paul Smith) : je lève les yeux e...

En attendant Hilma

détail  - Hilma af Klint Je l'ai rencontrée il y a quelques années. C'était dans une salle consacrée aux artistes femmes, dans un musée du nord de l'Europe, je ne sais plus si c'est Tallin, Riga, Stockholm...,. Je suis tombée en adoration sur son nom, j'ai tout de suite su que je l'aimerai, il sonnait comme un poème, une promesse  que ses peintures ne démentent pas. Le tableau que j'ai vu était de petite taille, une abstraction, j'étais ravie qu'une artiste peigne aussi de l'abstration, je me rapelle de la sensation de légèreté en associant son nom au tableau. J'ai d'abord cru qu'elle était femme de ou fille de, ou nièce de, puis plus attentive j'ai vu af Klint et non Klimt. Ce n'était pas les mêmes, elle avait son nom à elle, son renom à elle, ses peintures à elle.  Une oeuvre à soi. Hilma af Klint. Alors forcement, je suis allée au Grand Palais, avide, gourmande, curieuse, pas du tout objective, savourant d'avance ce que...

Reprendre depuis le début (#duplomb)

@Tours, un week-end de Pentecote En flânant par hasard - si, si - devant l'Arbre à Lettres (je n'ose pas dire que c'est une librairie, le nom est suffisamment évocateur), j'y ai découvert une nouvelle collection : "dire non avec ..." et une personnalité : de Rosa Parks à Emile Zola en passant par plein de personnes que je ne connaissais pas qui luttent sur des sujets d'importance (les mariages forcés; la cause indienne...). Dans ceux qui étaient présentés presque autant de femmes que d'hommes. j'ai eu très envie de lire : Dire non avec Rachel Carson.  Envie rapidement satisfaite (je suis une fan d'Oscar Wilde en ce qui concerne les tentations). Le livre n'est pas un essai, mais un roman écrit pas une autrice qui raconte sous forme de journal la vie de Rachel Carson, le fil rouge de son engagement, comment elle est devenue celle qu'elle est. Une amie m'avait parlée d'elle, étonnée que je n'ai pas lu le printemps silencieux ...

Les mails non reçus

de l'autre côté du chenal, en face d'Hendaye Cette semaine, il y a eu un probl ème informatique avec le nom de domaine du site. Je reçois un message de mon collègue et associé qui s'occupe du vaste sujet informatique : Les mails que vous avez envoyé depuis vos boîtes sont censés être arrivés à bon port.  Les mails qui vous ont été adressés aujourd’hui ont en revanche généré des messages d’erreur chez vos interlocuteurs de type « Domain not found » avant de disparaitre dans les limbes des internets.  Les limbes des internets et les mails non reçus. Je fantasme sur tous ces mails non reçus.  Mon collègue briseur de rêves a un retour cinglant Certains peuvent tout de même finir par arriver.  Et comme tous les fantasmes, ils peuvent être décevants  Je préfère l'idée des mails perdus dans les limbes d'internet, qui n'arriveront jamais. Un peu comme ces courriers postaux retrouvés des siècles après en montagne dans une crevasse ou dans la cargaison d'un...

Vous en reprendrez bien un peu ?

au Chateau Lacoste, à Aix en Provence J'aime bien savoir ce qu'ils deviennent.  Ces mecs qui se pensent intouchables, qui font n'importe quoi et qui ensuite ont du mal à comprendre quand ils sont rattrapés, jugés et parfois condamnés.  C'est comme ça que Nicolas Hulot (71 ans) a fini par disparaître de nos écrans, de même que Patrick Poivre d'Arvor (78 ans), que Patrick Bruel (66 ans) est en (très) mauvaise posture pour ses prochains concerts programmés dans les festivals d'été.  Pour certains, c'est classé  sans suite , ce qui ne veut pas dire qu'ils sont innocents. Ce qui peut vouloir dire que c'est prescrit comme dans le cas de Nicolas Hulot. Je ne sais pas où il se terre, ni s'il se terre vraiment, on espère qu'il n'est plus en contact avec des jeunes (femmes) à les éclairer de ses idées politiques (et pas que). Pour PPDA, son sort n'est pas facile, ni aussi clair : les dernières plaintes ont annulé la prescription des premières, ...

Comment je suis devenue ? #3 survivre

vision d'horreur Je suis toujours vivante. J'ai survécu. A la laideur.  A l'inconfort. A la précarité énergique. A l'insalubrité. A l'inflation. J’ai surtout l’impression de me transformer en servante de la tristesse. Je continue de chercher de la beauté la dedans. Maggie Neslon – Bleuets   Ce train est hyper moche. Il ressemble  à un bonbon sucré plein  de colorants. Bleu layette moche et rose. Qui est responsable  de la DA (comme dirait  les iAdo) de ce train?  Qu'on le pende ! C'est de mauvais goût, criant, insultant pour les couleurs, fatigant pour les yeux. Ce n'est pas comme si j'étais sensible à la beauté des trains, toutefois à ce point c'est une agression esthétique.  Ce sont les mêmes trains que les TGV Inoui, il n'y a pas plus de sièges dans les wagons : 2 de chaque côté du couloir, et pourtant les sièges sont hyper étroits, pour laisser une large place entre deux fauteuils et n'y mettre qu'un seul accoudoir. Un disposition...

Comment je suis devenue ? #2 avec les gueux

photo prise par iBebounet Ils se sont foutus de moi. Forcément. iBebounet (le dernier des iAdo) en m'imitant mode Drama Queen : 24 heures avec les Gueux! (geste de la main au front de la personne qui va s'évanouir) iAdoe (très impliquée) : c'est trop grave ! tu ne peux pas faire ça. iAdo (laconique) : n'importe quoi. Et pourtant si.  Quand j'ai vu que les seules places de train disponibles pour revenir du week-end à Hendaye c'était des OUIGO j'ai failli tout annuler. Il faut dire que depuis une dizaine d'années que je me déplace beaucoup en train pour le boulot notamment, j'ai basculé sur la première classe. D'abord pour les voyages professionnels, puis pour tout. Ca rentabilise ma carte d'abonnement SNCF. Le OUIGO est dans mon imaginaire, la chute libre du confort et du calme. C'est le retour dans le train entre Agra et Bénarès, trente ans plus tard. A la question  comment je suis devenue..., j'ai plusieurs hypothèses  Hypothèse 1 : ...

Comment je suis devenue ? #1 hésitation

Sarah Jérome Je devais avoir 12 ans la première fois que j'ai pris l'avion : entre Lyon et Nantes en mineur non accompagné pour aller passer l'été en Bretagne avec mon oncle et ma tante.  J'avais 16 ans quand j'ai franchi pour la première fois la frontière, double win : c'était en avion, pour aller en Israel où le bus a pris feu sous l'attaque d'un cocktail Molotov dans la bande de Gaza. J'avais 20 ans la fois suivante, partir en road trip en Grèce avec mon permis en poche et ma Panda 4x4, une amie sur le siège à côté. Le voyage a failli s'arrêter à Briançon -  à deux heures de route de chez mes parents -  juste avant la frontière italienne. La voiture a chauffé ; après la visite d'un garagiste et la nuit au camping , nous sommes reparties, avons traversé l'Italie, puis la Yougolsavie en voiture, deux nanas de 20 ans. Nous nous sommes perdues dans Belgrade, toutes ces avenues identiques et ces immeubles si soviétiques. Nous avons planté n...

Les miettes fécondes de la santé démocratique

les graines fécondes de mon jardin L es miettes fécondes Dans la divagation journalière on trouve parfois entre les lignes du journal des miettes fécondes. Apposant le bout de doigts dessus, on peut en faire des minuscules monticules. De ces petits tas, que faire ensuite ? Je ne sais pas. Si on fermait le journal, tiens. Si on revenait à sa place juste un instant pour reprendre son souffle et se laisser faire. Dasn une heure ou deux nous déciderons seuls de la marche à suivre. Pour le moment la mécanique des corps nous guide et nous ne choisissons pas tout. Sur une branche voisine un soubresaut prend le contrôle du ver de terre. C’est une façon d’avancer. C’est une manière comme une autre d’aller vers son but. On s’assied on se lève, on tourne sur soi même et les points cardinaux se mettent à clignoter dans le noir. Nous ne sommes pas perdus pour autant. Nous ne sommes pas désorientés. Car nous ne cherchions pas le nord. Nous allons simplement, quelque part. Artur Teboul - L'adress...

Encore heureux, je ne fais que de la course à pieds

Sarah Jérome J'ai fini par le faire. J'ai mené les recherches, comparé les modèles. Au bout d'un an, les gens du club me disaient "arrête de courir avec ton téléphone, achète-toi une montre". Le critère mis en avant est le prix : pas cher chez Décathlon.  Le critère que j'aimerais mettre en avant : c'est moche. Oui, mais c'est fonctionnel (nausées) Le critère que j'aimerais mettre en avant : je n'en veux pas.  Pas un objet de plus. Encore un. Même s'il est utilisé, utilisable, apprécié (et oui!) trois fois par semaine. Je n'en avais pas tout à fait besoin. Pas quand mon pote Didier est là. Mon pote Didier a 69 ans, c'est un ex-chercheur du CEA, on court à la même vitesse (VMA d'environ 12,5 ) en parlant de Chine, d'intelligence artificielle et de randonnées itinérantes, il a une super montre offerte par ses enfants. Didier, c'est mon chrono. Comme tout retraité, il est hyper occupé et pas suffisamment assidu. J'ai du...