Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du 2026

Reprendre depuis le début (#duplomb)

@Tours, un week-end de Pentecote En flânant par hasard - si, si - devant l'Arbre à Lettres (je n'ose pas dire que c'est une librairie, le nom est suffisamment évocateur), j'y ai découvert une nouvelle collection : "dire non avec ..." et une personnalité : de Rosa Parks à Emile Zola en passant par plein de personnes que je ne connaissais pas qui luttent sur des sujets d'importance (les mariages forcés; la cause indienne...). Dans ceux qui étaient présentés presque autant de femmes que d'hommes. j'ai eu très envie de lire : Dire non avec Rachel Carson.  Envie rapidement satisfaite (je suis une fan d'Oscar Wilde en ce qui concerne les tentations). Le livre n'est pas un essai, mais un roman écrit pas une autrice qui raconte sous forme de journal la vie de Rachel Carson, le fil rouge de son engagement, comment elle est devenue celle qu'elle est. Une amie m'avait parlée d'elle, étonnée que je n'ai pas lu le printemps silencieux ...

Les mails non reçus

de l'autre côté du chenal, en face d'Hendaye Cette semaine, il y a eu un probl ème informatique avec le nom de domaine du site. Je reçois un message de mon collègue et associé qui s'occupe du vaste sujet informatique : Les mails que vous avez envoyé depuis vos boîtes sont censés être arrivés à bon port.  Les mails qui vous ont été adressés aujourd’hui ont en revanche généré des messages d’erreur chez vos interlocuteurs de type « Domain not found » avant de disparaitre dans les limbes des internets.  Les limbes des internets et les mails non reçus. Je fantasme sur tous ces mails non reçus.  Mon collègue briseur de rêves a un retour cinglant Certains peuvent tout de même finir par arriver.  Et comme tous les fantasmes, ils peuvent être décevants  Je préfère l'idée des mails perdus dans les limbes d'internet, qui n'arriveront jamais. Un peu comme ces courriers postaux retrouvés des siècles après en montagne dans une crevasse ou dans la cargaison d'un...

Vous en reprendrez bien un peu ?

au Chateau Lacoste, à Aix en Provence J'aime bien savoir ce qu'ils deviennent.  Ces mecs qui se pensent intouchables, qui font n'importe quoi et qui ensuite ont du mal à comprendre quand ils sont rattrapés, jugés et parfois condamnés.  C'est comme ça que Nicolas Hulot (71 ans) a fini par disparaître de nos écrans, de même que Patrick Poivre d'Arvor (78 ans), que Patrick Bruel (66 ans) est en (très) mauvaise posture pour ses prochains concerts programmés dans les festivals d'été.  Pour certains, c'est classé  sans suite , ce qui ne veut pas dire qu'ils sont innocents. Ce qui peut vouloir dire que c'est prescrit comme dans le cas de Nicolas Hulot. Je ne sais pas où il se terre, ni s'il se terre vraiment, on espère qu'il n'est plus en contact avec des jeunes (femmes) à les éclairer de ses idées politiques (et pas que). Pour PPDA, son sort n'est pas facile, ni aussi clair : les dernières plaintes ont annulé la prescription des premières, ...

Comment je suis devenue ? #3 survivre

vision d'horreur Je suis toujours vivante. J'ai survécu. A la laideur.  A l'inconfort. A la précarité énergique. A l'insalubrité. A l'inflation. J’ai surtout l’impression de me transformer en servante de la tristesse. Je continue de chercher de la beauté la dedans. Maggie Neslon – Bleuets   Ce train est hyper moche. Il ressemble  à un bonbon sucré plein  de colorants. Bleu layette moche et rose. Qui est responsable  de la DA (comme dirait  les iAdo) de ce train?  Qu'on le pende ! C'est de mauvais goût, criant, insultant pour les couleurs, fatigant pour les yeux. Ce n'est pas comme si j'étais sensible à la beauté des trains, toutefois à ce point c'est une agression esthétique.  Ce sont les mêmes trains que les TGV Inoui, il n'y a pas plus de sièges dans les wagons : 2 de chaque côté du couloir, et pourtant les sièges sont hyper étroits, pour laisser une large place entre deux fauteuils et n'y mettre qu'un seul accoudoir. Un disposition...

Comment je suis devenue ? #2 avec les gueux

photo prise par iBebounet Ils se sont foutus de moi. Forcément. iBebounet (le dernier des iAdo) en m'imitant mode Drama Queen : 24 heures avec les Gueux! (geste de la main au front de la personne qui va s'évanouir) iAdoe (très impliquée) : c'est trop grave ! tu ne peux pas faire ça. iAdo (laconique) : n'importe quoi. Et pourtant si.  Quand j'ai vu que les seules places de train disponibles pour revenir du week-end à Hendaye c'était des OUIGO j'ai failli tout annuler. Il faut dire que depuis une dizaine d'années que je me déplace beaucoup en train pour le boulot notamment, j'ai basculé sur la première classe. D'abord pour les voyages professionnels, puis pour tout. Ca rentabilise ma carte d'abonnement SNCF. Le OUIGO est dans mon imaginaire, la chute libre du confort et du calme. C'est le retour dans le train entre Agra et Bénarès, trente ans plus tard. A la question  comment je suis devenue..., j'ai plusieurs hypothèses  Hypothèse 1 : ...

Comment je suis devenue ? #1 hésitation

Sarah Jérome Je devais avoir 12 ans la première fois que j'ai pris l'avion : entre Lyon et Nantes en mineur non accompagné pour aller passer l'été en Bretagne avec mon oncle et ma tante.  J'avais 16 ans quand j'ai franchi pour la première fois la frontière, double win : c'était en avion, pour aller en Israel où le bus a pris feu sous l'attaque d'un cocktail Molotov dans la bande de Gaza. J'avais 20 ans la fois suivante, partir en road trip en Grèce avec mon permis en poche et ma Panda 4x4, une amie sur le siège à côté. Le voyage a failli s'arrêter à Briançon -  à deux heures de route de chez mes parents -  juste avant la frontière italienne. La voiture a chauffé ; après la visite d'un garagiste et la nuit au camping , nous sommes reparties, avons traversé l'Italie, puis la Yougolsavie en voiture, deux nanas de 20 ans. Nous nous sommes perdues dans Belgrade, toutes ces avenues identiques et ces immeubles si soviétiques. Nous avons planté n...

Les miettes fécondes de la santé démocratique

les graines fécondes de mon jardin L es miettes fécondes Dans la divagation journalière on trouve parfois entre les lignes du journal des miettes fécondes. Apposant le bout de doigts dessus, on peut en faire des minuscules monticules. De ces petits tas, que faire ensuite ? Je ne sais pas. Si on fermait le journal, tiens. Si on revenait à sa place juste un instant pour reprendre son souffle et se laisser faire. Dasn une heure ou deux nous déciderons seuls de la marche à suivre. Pour le moment la mécanique des corps nous guide et nous ne choisissons pas tout. Sur une branche voisine un soubresaut prend le contrôle du ver de terre. C’est une façon d’avancer. C’est une manière comme une autre d’aller vers son but. On s’assied on se lève, on tourne sur soi même et les points cardinaux se mettent à clignoter dans le noir. Nous ne sommes pas perdus pour autant. Nous ne sommes pas désorientés. Car nous ne cherchions pas le nord. Nous allons simplement, quelque part. Artur Teboul - L'adress...

Encore heureux, je ne fais que de la course à pieds

Sarah Jérome J'ai fini par le faire. J'ai mené les recherches, comparé les modèles. Au bout d'un an, les gens du club me disaient "arrête de courir avec ton téléphone, achète-toi une montre". Le critère mis en avant est le prix : pas cher chez Décathlon.  Le critère que j'aimerais mettre en avant : c'est moche. Oui, mais c'est fonctionnel (nausées) Le critère que j'aimerais mettre en avant : je n'en veux pas.  Pas un objet de plus. Encore un. Même s'il est utilisé, utilisable, apprécié (et oui!) trois fois par semaine. Je n'en avais pas tout à fait besoin. Pas quand mon pote Didier est là. Mon pote Didier a 69 ans, c'est un ex-chercheur du CEA, on court à la même vitesse (VMA d'environ 12,5 ) en parlant de Chine, d'intelligence artificielle et de randonnées itinérantes, il a une super montre offerte par ses enfants. Didier, c'est mon chrono. Comme tout retraité, il est hyper occupé et pas suffisamment assidu. J'ai du...

Une lutte sans merci

Leonora Carrington  - détails Au début, il y a eu Peste et Choléra.  Elles volaient les bougies chauffe-plats laissées sur la table, elles étaient curieuses, bruyantes et arrogantes. Bicolores, des reflets bleu argenté dans leurs plumes noires, elles ont installées leur nid dans le palmier du jardin. A grandsrenforts de cris, de branches, de trucs qu'elles piquent à droite à gauche.  Elles me regardaient du coin de l'oeil, j'avais même l'impression qu'elles me parlaient, je quittais la table un instant, Peste (ou était-ce Cholera?) était à ma place ou presque sur la table. Elles voulaient toujours savoir ce qui se passait quand on était dans le jardin. Tellement proches qu'elles se voulaient semblables et montaient les marches une après l'autre pour aller sur le toit de la cabane, là ou se trouve le potager.  Un oiseau qui grimpe les marches une à une, je n'avais pas encore vu ça.  Peste et Cholera sont les pies du jardin. Etaient, elles habitent un peu ...

Ce que je ne devrais pas faire (mais que je fais quand même)

Sarah Jérome @Lyon Il y a des livres que je ne devrais pas lire.  J'ai une excuse, il m'a été offert. Il aurait été impoli de l'ignorer Pour autant, dès les premières pages, je savais que je n'aurai pas du. Des envies de voyager, des envies partir loin, de sentir le trajet, de vivre le déplacement. De ne rien faire ou presque. D'avoir juste le nécessaire. Pourquoi partir si loin ? Pourquoi je resterai en France ? La France je connais. Certes aller au fin fond de de l’Auvergne c’est beau…mais il n’y a rien de tel que de partir loin, de perdre ses repères. La vertu du voyage, c’est de se laisser bouleverser par une autre culture Sophie Petit  -   Comme un cargo dans l’eau Elle part, direction l'Inde, sur un cargo qui ne l'amènera pas jusqu'au bout, qui la laissera en route, elle finira autrement (en train, bus, stop, à pied? l'histoire ne le dit pas) Elle monte donc à bord d'un cargo, seule femme à bord, seule passagère.  Comme Anita Conti.  Sa...

les L

Leonora Carrington @ Musée du Luxembourg La même semaine sont morts Lionel et Loana.  La même époque pour nous, nos enfants ne connaissent ni l'un ni l'autre. Ils incarnaient chacun un extrême : l'intellectuel versus la populaire, le Paris élitiste versus le Sud chantant, la morosité de la politique versus l'extravagance de la jeunesse, la tradition versus la liberté, le perdant aux élections versus la gagnante du loft, ...et pourtant le même monde pour nous. Nous avons tous entendu parler de l'un et de l'autre. Je me rappelle en avoir voulu à Lionel quand il ne s'est pas retrouvé au deuxième tour des élections présidentielles de 2002. Nous étions à Prague (avions-nous donné procuration?) et sur la Une d'un journal au kiosque on voit les deux visages de Chirac et Le Pen.  Nous nous sommes assis sur le premier banc venu, assommés par la nouvelle. Je me rappelle être passée exactement par toutes les étapes du deuil et être particulièrement restée coincée s...

Femmes, femmes, femmes (#Leonora Carrington)

Léonora Carrington @Musée du Luxembourg Que moi j'enchaîne les expositions d'artistes femmes n'a rien d'étonnant. C'est un choix, une décision, une politique volontariste totalement assumée (que l'iMari suit, subit, sans se plaindre ni ne proposer autre chose d'ailleurs). Que le programme de cette année du Grand Palais et affiliés (dont le musée du Luxembourg) présentent autant d'artistes femmes, ça l'est un peu plus. Eva Jospin (fille de, qui vient de perdre son père ce week-end), Claire Tabouret, Mickalene Thomas, Nan Goldin (l'expo vient de commencer) Hilma af Klint (à venir, extraordiniare d'après les bribes aperçues par ailleurs), et Leonora Carrington (exposition vue ce week-end). En face : Matisse, connu, vu, revu, un classique alors que, déjà l'année dernière, l'exposition sur Matisse et sa fille Margaret nous a simplement fatigué les oreilles, voire les yeux si on a pris le temps de se déplacer au musée d'Art Moderne. Je ...