Leonora Carrington - détails Au début, il y a eu Peste et Choléra. Elles volaient les bougies chauffe-plats laissées sur la table, elles étaient curieuses, bruyantes et arrogantes. Bicolores, des reflets bleu argenté dans leurs plumes noires, elles ont installées leur nid dans le palmier du jardin. A grandsrenforts de cris, de branches, de trucs qu'elles piquent à droite à gauche. Elles me regardaient du coin de l'oeil, j'avais même l'impression qu'elles me parlaient, je quittais la table un instant, Peste (ou était-ce Cholera?) était à ma place ou presque sur la table. Elles voulaient toujours savoir ce qui se passait quand on était dans le jardin. Tellement proches qu'elles se voulaient semblables et montaient les marches une après l'autre pour aller sur le toit de la cabane, là ou se trouve le potager. Un oiseau qui grimpe les marches une à une, je n'avais pas encore vu ça. Peste et Cholera sont les pies du jardin. Etaient, elles habitent un peu ...
Il faut travailler à ce que l'on peut, et pour le reste tout prendre avec légèreté et bonne humeur. On ne se rend pas la vie meilleure en étant amer.
Rosa Luxembourg