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Sans attente se laisser surprendre (#Arles)

Martine Barrat @Arles Je n'avais pas l'intention d'y aller cette année. 2025 avait été une année sans.  2026 serait de même, surtout que j'avais Perpignan en perspective, comme beaucoup d'autres d'ailleurs sur les 2 semaines de Visa pour l'image, les trains étaient complets sur les week ends. J'avais du lâché l'affaire.  Et en juillet des copains nous embarquent pour Arles en septembre avec une autre couple aperçu de loin en loin à des soirées.  Je me suis dit ça change, il y aura moins de monde , c'était sans compter sur la Féria. Une toute autre population que pour les Rencontres Photographiques. Plus colorée, plus festive, plus extravertie. Des jeunes, des vieux, des gitans, des taureaux, des chevaux, des corridas, des foulards roses, de la musique partout, de l'alcool beaucoup. Nous ne sommes pas allées voir de corrida, j'aurais pu, j'en avais vu une à Madrid il y a 23 ans, je n'avais pas détesté, sans rien comprendre vraiment...
Articles récents

oh, Edgar

enfant boxeur - Martine Barrat @Arles Oh, Edgar,  Mon pauvre, je te plains.  Je te l'avais bien dit. Je t'avais prévenu , je t'avais même soufflé des options.  L'issue était connue dès le début, malgré ton pull beu marine à col V, ta sexyness et ce qu'il te restait d'aura de tes médailles olympiques. Forcément tu t'es fait viré. Avant d'avoir viré tout le monde ou presque. Petite devise : Grand sportif solo ne fait pas bon Président Cojo . Préparation mentale et préparation physique versus politique, négociation, complexité, communication.... Pas les mêmes caractéristiques  C'est à la fois un job technique et un job politique dans un environnement de requins qui mêlent Etat, Régions, Mairie, les hommes politiques et les grandes entreprises.  Où aurais tu appris tout ça dans tes bosses ?  Tu n'as même jamais travaillé en équipe, la pression c'était la tienne, pas celle de l'extérieur.  La Présidence du Cojo n'est pas un sport individue...

En l'absence du capitaine (#Gloria)

aussi dans les toilettes du bas  En l'absence du capitaine, comment allons nous faire ? Quelqu'un m'a demandé récemment pourquoi les femmes pariaient moins que les hommes. Mon premier reflexe a été de repondre  : parce que nous avons moins d'argent Puis j'ai réalisé, que jusqu'à récemment  notre goût du risque était largement satisfait par le mariage. Gloria Steinem - Réflexions sur l'amour, la vie, la révolte C'est ce qui m'est venu à l'annonce de sa mort.  J'ai alors repris sur ma table de nuit le recueil de Cécile Coulon : en l'absence du Capitaine pour trouver là dedans de mots qui en et me parlent. Je voudrais te demander  comment fair pour rester si digne, jamais chouiner  jamais craindre à haute voix, Putain quelle réussite, quelle merveille! J'essaie de craindre à basse ligne courbée sur mon devoir,  l'oeil à la serrure d'une porte dont j'ai perdu la clé. Cécile Coulon - Extrait de Je voudrais te demander  Nous ne...

Extra et ordinaire (Irish Way #3)

caramel shortbread  Nous sommes restés au Nord. Nord de l'Irlande et en Irlande du Nord.  J'ai bien eu la tentation d'aller jusqu'à Sligo, la ville, qui donne son nom au comté. Trop au sud au goût de l'iMari et de notre rythme lent de (vieux) touristes qui prennent leur temps. Il faut être un fan de Sally Rooney et plus précisément de son livre (et géniale série) Normal People pour comprendre pourquoi. Je ne suis pas certaine qu'il y ai un parcours Normal People à Sligo comme il y un parcours Game of Thrones en Ulster près de la Chaussée des Géants notamment. L'iMari n'a jamais regardé Normal People et encore moins entendu parler de Sally Rooney. Trop au sud est donc une réponse très cartésienne. C'est dans ce site extraordinaire - la Chaussée des Géants - que nous avons croisé ce qui se rapprochent le plus de touristes (en plus de nous): différentes nationalités, une prédominance cette année pour les Espagnols (en recherche de fraîcheur, je parie)...

Le syndrome du bouton magique

Le bureau d'études du Titanic (qui n'avaient pas prévu de bouton magique) Il ya très longtemps nous nous étions doté d'un gaufrier. Jaune.  En revenant de New York, j'avais voulu cuisiner des gaufres pour le petit déjeuner et l'objet était entré dans la maison. Avec un dépit cependant : en France les gaufres sont rectangulaires là où aux USA leur forme est ronde. Passée cette grande déception, le gaufrier jaune remplissait son contrat  - notamment le week-end.  Jusqu'à ce qu'il faille le nettoyer. Il a fallu quelques temps pour que je comprenne que les plaques internes s'enlevaient et qu'elles pouvaient ainsi être mises au lave-vaisselle au lieu d'être lavées in situ. Ça en dit long sur mon côté pragmatique et pratique (comment ai-je pu mener des études d'i'ngénieur? Je me le demande souvent). C'est l'iMari - très ingénieur-conseil lui -  qui me les avaient données; sorties du gaufrier. Les fois suivantes j'ai galéré pour arri...

Exhaustivité (Irish Way #2)

Ballyness bay Peut-on faire confiance à des gens qui fourrent les croissants de fromage?  Et considèrent qu'accompagnés de salade verte, le combo constitue un repas ?  Ces gens ont trop d'écarts gastronomiques à leur actif pour qu'on leur fasse confiance aveuglement : - un open sandwich est un tartine, rester vigilant : elle peut arriver avec des frites - une salade ne contient pas nécessairement de la salade verte, souvent même pas du tout. Plutôt betteraves, coleslow, ou pommes de terre, et mayonnaise, surtout en Irlande - la sauce primerose est bien rose, c'est une mayonnaise avec du ketchup (ma définition rapide) qui accompagne systématiquement les crevettes.  - les crevettes de l'Atlantique sont les petites roses, rien à voir avec celles de Madagascar (que je trouve bio sur mon marché de bobo) - la soupe du jour est toujours servie avec du pain, du Soda Bread en Irlande, du Sourdough en Ulster - un fish and chips nourrit pour les 3 repas qui suivent - le chocol...

Optimisme (Irish Way #1)

Tory Island Dans une vie antérieure, j'ai du être anglo-saxonne. Je ne cesse d'y revenir, d'adorer leurs gâteaux, de boire leur flat white, de me plaindre de leur friture, de les trouver vulgaires et classes à la fois, de boire du Gin dans les pubs, de ne pas être importunée par la météo sans savoir jamais comment m'habiller, de ne toujours pas savoir s'il faut répondre au how are you doing today au comptoir des Coffee shops... C'est une découverte sans fin, ce sentiment de familier tout en étant étrangère.  Des choses que l'on retrouve avec plaisir sans qu'elles nous aient foncièrement manquées. Il suffit de reprendre le rythme.  Les cafés ferment à 16h, à partir de 17h c'est le pub. On peut boire du café, manger des oeufs sous toutes formes et supports (Benedict, Avocat, Chili..), considérer que tea and scones constitue un repas jusqu'à 16h. Au delà, finis les desserts et les trucs sur le pouce, plus que de la friture, ou un truc bien roborat...