Leonora Carrington - détails Au début, il y a eu Peste et Choléra. Elles volaient les bougies chauffe-plats laissées sur la table, elles étaient curieuses, bruyantes et arrogantes. Bicolores, des reflets bleu argentés dans leurs plumes noires, elles ont installées leur nid dans le palmier du jardin. A grand renforts de cris, de branches, de trucs qu'elles piquent à droite à gauche. Elles me regardaient du coin de l'oeil, j'avais même l'impression qu'elles me parlaient, je quittais la table pour aller chercher de l'eau par exemple, Peste (ou était-ce Cholera?) était à ma place ou presque sur la table. Elles voulaient toujours savoir ce qui se passait quand on était dans le jardin. Tellement proches qu'elles se voulaient semblables et montaient les marches une après l'autre pour aller sur le toit de la cabane,là ou se trouve le potager. Un oiseau qui grimpe les marches une à une, je n'avais pas encore vu ça. Peste et Cholera sont les pies du jardi...
Sarah Jérome @Lyon Il y a des livres que je ne devrais pas lire. J'ai une excuse, il m'a été offert. Il aurait été impoli de l'ignorer Pour autant, dès les premières pages, je savais que je n'aurai pas du. Des envies de voyager, des envies partir loin, de sentir le trajet, de vivre le déplacement. De ne rien faire ou presque. D'avoir juste le nécessaire. Pourquoi partir si loin ? Pourquoi je resterai en France ? La France je connais. Certes aller au fin fond de de l’Auvergne c’est beau…mais il n’y a rien de tel que de partir loin, de perdre ses repères. La vertu du voyage, c’est de se laisser bouleverser par une autre culture Sophie Petit - Comme un cargo dans l’eau Elle part, direction l'Inde, sur un cargo qui ne l'amènera pas jusqu'au bout, qui la laissera en route, elle finira autrement (en train, bus, stop, à pied? l'histoire ne le dit pas) Elle monte donc à bord d'un cargo, seule femme à bord, seule passagère. Comme Anita Conti. Sa...