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En attendant Hilma

détail  - Hilma af Klint Je l'ai rencontrée il y a quelques années. C'était dans une salle consacrée aux artistes femmes, dans un musée du nord de l'Europe, je ne sais plus si c'est Tallin, Riga, Stockholm...,. Je suis tombée en adoration sur son nom, j'ai tout de suite su que je l'aimerai, il sonnait comme un poème, une promesse  que ses peintures ne démentent pas. Le tableau que j'ai vu était de petite taille, une abstraction, j'étais ravie qu'une artiste peigne aussi de l'abstration, je me rapelle de la sensation de légèreté en associant son nom au tableau. J'ai d'abord cru qu'elle était femme de ou fille de, ou nièce de, puis plus attentive j'ai vu af Klint et non Klimt. Ce n'était pas les mêmes, elle avait son nom à elle, son renom à elle, ses peintures à elle.  Une oeuvre à soi. Hilma af Klint. Alors forcement, je suis allée au Grand Palais, avide, gourmande, curieuse, pas du tout objective, savourant d'avance ce que...
Articles récents

Reprendre depuis le début (#duplomb)

@Tours, un week-end de Pentecote En flânant par hasard - si, si - devant l'Arbre à Lettres (je n'ose pas dire que c'est une librairie, le nom est suffisamment évocateur), j'y ai découvert une nouvelle collection : "dire non avec ..." et une personnalité : de Rosa Parks à Emile Zola en passant par plein de personnes que je ne connaissais pas qui luttent sur des sujets d'importance (les mariages forcés; la cause indienne...). Dans ceux qui étaient présentés presque autant de femmes que d'hommes. j'ai eu très envie de lire : Dire non avec Rachel Carson.  Envie rapidement satisfaite (je suis une fan d'Oscar Wilde en ce qui concerne les tentations). Le livre n'est pas un essai, mais un roman écrit pas une autrice qui raconte sous forme de journal la vie de Rachel Carson, le fil rouge de son engagement, comment elle est devenue celle qu'elle est. Une amie m'avait parlée d'elle, étonnée que je n'ai pas lu le printemps silencieux ...

Les mails non reçus

de l'autre côté du chenal, en face d'Hendaye Cette semaine, il y a eu un probl ème informatique avec le nom de domaine du site. Je reçois un message de mon collègue et associé qui s'occupe du vaste sujet informatique : Les mails que vous avez envoyé depuis vos boîtes sont censés être arrivés à bon port.  Les mails qui vous ont été adressés aujourd’hui ont en revanche généré des messages d’erreur chez vos interlocuteurs de type « Domain not found » avant de disparaitre dans les limbes des internets.  Les limbes des internets et les mails non reçus. Je fantasme sur tous ces mails non reçus.  Mon collègue briseur de rêves a un retour cinglant Certains peuvent tout de même finir par arriver.  Et comme tous les fantasmes, ils peuvent être décevants  Je préfère l'idée des mails perdus dans les limbes d'internet, qui n'arriveront jamais. Un peu comme ces courriers postaux retrouvés des siècles après en montagne dans une crevasse ou dans la cargaison d'un...

Vous en reprendrez bien un peu ?

au Chateau Lacoste, à Aix en Provence J'aime bien savoir ce qu'ils deviennent.  Ces mecs qui se pensent intouchables, qui font n'importe quoi et qui ensuite ont du mal à comprendre quand ils sont rattrapés, jugés et parfois condamnés.  C'est comme ça que Nicolas Hulot (71 ans) a fini par disparaître de nos écrans, de même que Patrick Poivre d'Arvor (78 ans), que Patrick Bruel (66 ans) est en (très) mauvaise posture pour ses prochains concerts programmés dans les festivals d'été.  Pour certains, c'est classé  sans suite , ce qui ne veut pas dire qu'ils sont innocents. Ce qui peut vouloir dire que c'est prescrit comme dans le cas de Nicolas Hulot. Je ne sais pas où il se terre, ni s'il se terre vraiment, on espère qu'il n'est plus en contact avec des jeunes (femmes) à les éclairer de ses idées politiques (et pas que). Pour PPDA, son sort n'est pas facile, ni aussi clair : les dernières plaintes ont annulé la prescription des premières, ...

Comment je suis devenue ? #3 survivre

vision d'horreur Je suis toujours vivante. J'ai survécu. A la laideur.  A l'inconfort. A la précarité énergique. A l'insalubrité. A l'inflation. J’ai surtout l’impression de me transformer en servante de la tristesse. Je continue de chercher de la beauté la dedans. Maggie Neslon – Bleuets   Ce train est hyper moche. Il ressemble  à un bonbon sucré plein  de colorants. Bleu layette moche et rose. Qui est responsable  de la DA (comme dirait  les iAdo) de ce train?  Qu'on le pende ! C'est de mauvais goût, criant, insultant pour les couleurs, fatigant pour les yeux. Ce n'est pas comme si j'étais sensible à la beauté des trains, toutefois à ce point c'est une agression esthétique.  Ce sont les mêmes trains que les TGV Inoui, il n'y a pas plus de sièges dans les wagons : 2 de chaque côté du couloir, et pourtant les sièges sont hyper étroits, pour laisser une large place entre deux fauteuils et n'y mettre qu'un seul accoudoir. Un disposition...

Comment je suis devenue ? #2 avec les gueux

photo prise par iBebounet Ils se sont foutus de moi. Forcément. iBebounet (le dernier des iAdo) en m'imitant mode Drama Queen : 24 heures avec les Gueux! (geste de la main au front de la personne qui va s'évanouir) iAdoe (très impliquée) : c'est trop grave ! tu ne peux pas faire ça. iAdo (laconique) : n'importe quoi. Et pourtant si.  Quand j'ai vu que les seules places de train disponibles pour revenir du week-end à Hendaye c'était des OUIGO j'ai failli tout annuler. Il faut dire que depuis une dizaine d'années que je me déplace beaucoup en train pour le boulot notamment, j'ai basculé sur la première classe. D'abord pour les voyages professionnels, puis pour tout. Ca rentabilise ma carte d'abonnement SNCF. Le OUIGO est dans mon imaginaire, la chute libre du confort et du calme. C'est le retour dans le train entre Agra et Bénarès, trente ans plus tard. A la question  comment je suis devenue..., j'ai plusieurs hypothèses  Hypothèse 1 : ...

Comment je suis devenue ? #1 hésitation

Sarah Jérome Je devais avoir 12 ans la première fois que j'ai pris l'avion : entre Lyon et Nantes en mineur non accompagné pour aller passer l'été en Bretagne avec mon oncle et ma tante.  J'avais 16 ans quand j'ai franchi pour la première fois la frontière, double win : c'était en avion, pour aller en Israel où le bus a pris feu sous l'attaque d'un cocktail Molotov dans la bande de Gaza. J'avais 20 ans la fois suivante, partir en road trip en Grèce avec mon permis en poche et ma Panda 4x4, une amie sur le siège à côté. Le voyage a failli s'arrêter à Briançon -  à deux heures de route de chez mes parents -  juste avant la frontière italienne. La voiture a chauffé ; après la visite d'un garagiste et la nuit au camping , nous sommes reparties, avons traversé l'Italie, puis la Yougolsavie en voiture, deux nanas de 20 ans. Nous nous sommes perdues dans Belgrade, toutes ces avenues identiques et ces immeubles si soviétiques. Nous avons planté n...