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Articles

Se reposer en beauté (#Mickalene Thomas)

déjeuner sur l'herbe - Mickalene Thomas Je l'avais croisée pendant le Covid.  Les musées étaient fermés seules les galeries étaient ouvertes et j'étais désespérément en manque de beau, de reposer mes yeux. J'avais trainé toute la tribu un samedi dans une galerie du Marais où pas plus de cinq oeuvres d'elle étaient présentées. de très grands formats, très politiques sur la place des noirs aux US.  Ce qui m'avait valu un "c'est ça qu'on est venu voir ?" dubitatif.  Ô joie, ô surprise quand j'ai vu que le Grand Palais lui consacrait une exposition  : All about Love.  Je parle de Mickalene Thomas, femme artiste noire queer de 54 ans (née en 1971, j'adore le clin d'exil, comme si cette date nous rendait proches!) Ses formats sont grands, très grands pour la plupart (parfois des touts petits aussi), un mélange de collages, de photos, de peintures. Superposition dit son résumé dans AWARE (bien sûr qu'elle dans la base de recherche de...
Articles récents

Ici et maintenant

la France due de l'autoroute Et si on arrêtait ? Si on arrêtait tout simplement de mettre en une des médias, dans tous les gros titres ou presque,  en ouverture des journaux radio, la dernière ânerie de Donald? Ces derniers temps, tous les matins la une du Monde numérique c'est Trump. Le 1hebdo a consacré un numéro entier Trump de pire empire  le jeu de mots est bon, les articles pertinents, ce n'est pas sujet, le sujet c'est qu'on parle encore de lui. Il est raconté en long et en large ce qu'il dit, ne dit pas, fait, ne fait pas, aurait du dire ou faire, avec toutes les analyses les plus subtiles, fines et intelligentes analysant son comportement, sa santé mentale, ses propos en lien avec le fascisme, les dictatures.... Quand est-ce qu'on passe à autre chose? Qu'on sort de la sidération?  Il n'y a personne d'autre qu'on écoute autant, avec qui on négocie autant à qui on obéit autant. Donald ne veut plus de l'Europe. Ok on se débouille en...

Rituels de fin et début

lieu de rituel dans mon jardin  J'observe des tendances, des modes, des comportements qu'il est politiquement correct d'adopter ou qui sont adoptés parce qu'ils se pensent à contre-courant. Spoiler : quand c'est repris dans le Monde c'est que c'est main stream , même si ça semble disruptif.  Quand j'étais encore associée dans le cabinet avec tous ces messieurs qui se voulaient progressistes, il y en avait un en particulier qui se pensait en avance d'un temps sur les idées et les façons de penser. Inutile de vous dire qu'il était l'archétype du parisien, même pas vraiment bobo, qui nous racontait ce qu'il avait lu dans le Monde comme si c'était issu de sa créative pensée non conventionnelle. Il était tellement prédictif que c'en était risible, il re-publiait même des articles du Monde sur Linkedin, c'est dire son manque d'inspiration (il le fait peut-être toujours). J'ai oublié jusqu'à l'existence de ces gens, j...

A nos âges (#2)

Tyler Mitchell à la MEP D'autres que moi ont des expériences de métro (ou de train) étonnantes. Certaines plus âgées, d'autres dans les mêmes eaux de la cinquantaine. Celle qui a toujours été vieille car on lui a toujours parlé dans le métro .  Ou elle toujours été avenante, et donner envie (et autorisation) d'engager la conversation.  C'est loin d'être mon cas. Aujourd'hui encore, je peux froncer les sourcils quand on me pose une question comme qu'as-tu fait ce week end?. J'ai toujours un temps d'arrêt, la micro seconde où je trouve la question intrusive, avant de réaliser que je connais la personne, qu'elle est spontanée et intéressée. Que sa question n'est pas un coup de poing. Que c'est aussi une façon d'entrer tout simplement en contact. Je me rappelle un temps  - dans ma trentaine - où tous les lundis en sortie du Comité de Direction nous allions déjeuner à la Maison de l'Aubrac, où tous les lundis la question était "a...

Secret Santa

Pletzen de Noël Je me réjouis presque tous les jours de ne plus être dans une entreprise, petite ou grosse. Et particulièrement à Noël. J'ai déjà du mal avec les rituels familiaux, transposés dans le monde professionnel c'est pire.  J'évite donc tous les folies imaginables de fin d'année. Celles qui sont justifiées par la convivialité, l'ambiance dans l'équipe,  sous couvert de créer des liens avec des gens que vous n'avez pas choisis, que vous supportez tous les jours et avec qui vous allez devoir faire semblant d'apprécier un bon moment, au travers du dîner d'équipe, de la bûche et du ...Secret Santa. Le phénomène prend de l'ampleur, devient un incontournable, une signe de jeunesse ou d'être dans le vent. Des clients m'en parlent.  L'iMari y a droit (et se loupe!). Mon iAdo (iQuoi aujourdhui, c'est plutôt un jeune adulte!) l'a prévu avec ses coloc'. Des séries le mettent en scène. Le Guardian en rédige un article. La pay...

A mon âge

expo Minimal  L'autre jour, je suis montée dans le métro, d'un pas alerte il m'a semblé, je n'étais pas spécialement fatiguée, il n'y avait pas spécialement du monde, et un jeune homme s'est levé pour me proposer sa place. Qui était un strapontin, pas déplié. Je lui ai souri en secouant la tête, il m'a souri en retour, s'est de nouveau posé contre son strapontin. A soutenu mon regard. La petite trentaine, un joli brun, décontracté coupe mi longue qui aurait plus eu sa place dans une vallée de montagne que dans le métro, mais un air furieusement parisien. Il ne s'est pas assis, je ne sais plus où il est descendu ni si je suis descendu avant lui.  Je me suis marrée en me demandant si j'avais l'air si vieille qu'on veuille spontanément me voir assise. Ca a du se voir parce que je peux sourire ou rire seule, perdue dans mes pensées et parfois je note que les gens me regardent plus ou moins bizarrement. Nous supportons mal les discours lénifia...

Pépites de fin d'année (séries à regarder)

à regarder sans modération  Deux séries qui font du bien sans être happy ending ou niaises, ou rêveuses. Deux séries qui sont la vie, avec des vraies personnes, qui se parlent bien, qui se disent les choses, qui ont des conversations qui comptent.  La période de fin d'année est propice aux films de Noël sur Netflix notamment, produits par Hallmark. Il y a exactement deux scénarios possibles, et une version "royale" (où le héros est un prince héritier incognito).  Scénario 1 : un personnage revient dans un lieu à la campagne c'est à dire  loin de la grande ville,  ce peut etre un retour sur lieu d'enfance, ou un lieu qui a compté pour sa famille au sens élargi,  en général pour régler un truc (vendre une maison, réglé un héritage, aider une personne de la famille).  Il rencontre l'autre personnage qui lui fait découvrir la vie au calme, les gens qui se connaissent, la solidarité, la beauté secrètes du lieu... Evidemment le personnage en visite tombe amo...