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Femmes, femmes, femmes (#Leonora Carrington)

Léonora Carrington @Musée du Luxembourg Que moi j'enchaîne les expositions d'artistes femmes n'a rien d'étonnant. C'est un choix, une décision, une politique volontariste totalement assumée (que l'iMari suit, subit, sans se plaindre ni ne proposer autre chose d'ailleurs). Que le programme de cette année du Grand Palais et affiliés (dont le musée du Luxembourg) présentent autant d'artistes femmes, ça l'est un peu plus. Eva Jospin (fille de, qui vient de perdre son père ce week-end), Claire Tabouret, Mickalene Thomas, Nan Goldin (l'expo vient de commencer) Hilma af Klint (à venir, extraordiniare d'après les bribes aperçues par ailleurs), et Leonora Carrington (exposition vue ce week-end). En face : Matisse, connu, vu, revu, un classique alors que, déjà l'année dernière, l'exposition sur Matisse et sa fille Margaret nous a simplement fatigué les oreilles, voire les yeux si on a pris le temps de se déplacer au musée d'Art Moderne. Je ...
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Variante autour du nombre deux

du point culminant des Forests Ça y est. On est devenu ces gens qu'on ne comprenait pas il y a encore peu de temps. Voire même on les méprisait. Parfois. Certains. Ceux qui disaient "à la campagne". Nous ne dirons pas à la campagne . Nous dirons à la montagne .  A trente ans, j'avais dans mon réseau professionnel Gaëtane, une banquière (à cette époque je travaillais dans un groupe bancaire), elle approchait la quarantaine, avait un nom qui en disait long sur son arbre généalogique et une résidence secondaire à la Baule (à dire en insistant sur le au). Elle me racontait  qu'elle avait ses habits en double (les casuals , ceux du week-end), une version pour Paris, une version pour la Bauauauaule. De cette façon, le vendredi soir elle prenait le train à Montparnasse sans valise, juste son sac de travail. Mon premier contact avec la notion de résidence secondaire est "en double". Quand j'ai quitté le cabinet où j'étais associée, mes anciens associés e...

NI tout à fait le même, ni tout à fait un autre

Noah Wyle, 30 ans d'écart Comme je suis quelqu'un de toujours en avance sur mon temps, j'ai regardé la semaine dernière mon premier épisode de Urgences (ER en VO).  La première saison est sortie en 1994 (aux USA), je suis exactement 32 ans plus tard. Ce qui est drôle (ou pas) c'est que la toute première série que j'ai découverte c'était en 2010 et cétait Dr House (sorti en 2004) en même temps que Desperate Housewives (aussi sorti en 2004), vitrine de notre vie en Chine.  Je n'étais pas en avance sur la notion de série,  je découvrais le concept après tout le monde avec 10 ans de retard. L'avantage,c'est que toutes les saisons de ce qui m'était recommandait étaient disponibles. En DVD piratés chinois, ou en téléchargement illégal à l'époque, les abonnements Netflix et autres n'existaient pas encore. J'ai appris une chose en regardant les séries américaines  - quelles qu'elles soient : la série est l'éducation des masses. Il s...

Cher Edgar (#time to reconsider)

Fondation Cartier - expo Magasin général Cher Edgar,  Je t'ai à peine reconnu sur cette photo de toi dans le Monde lors de ta nomination. En chemise blanche, pull col V bleu marine, veste et  jean, tu semblais bien plus grand que dans mon souvenir. Et plus sexy aussi. Je me suis dis que tu avais (très) bien vieilli. Physiquement bien vieilli. Parce que ton discours me donne des doutes sur ta santé mentale et ta capacité de discernement. Martin a laissé le poste, toi tu as accepté.  Il a dit :   je n'étais pas prêt à tous les compromis. Toi oui?  On a eu vingt ans ensemble, dans les mêmes années. Toi avant moi. On habitait à la montage, on a du avoir le même genre d'adolescence - j'imagine.  A toi la Savoie, à moi les Hautes-Alpes. Tu aimais les bosses, j'aimais les courbes sur des pistes bien damées. On a du avoir le même rythme d'entraînements, mais pas les mêmes entrainements : les tiens bien plus intenses que les miens. Et plus fructueux aussi. Tu devais...

Le ski de demain

Val d'Isère - janvier 2026 Eternelle. Je l'ai longtemps crue éternelle. Je ne suis la seule. Petite, la neige en haut des sommets, les névés incongrus l'été en étaient la preuve.  Elle était éternelle, elle résistait à la chaleur, au soleil, aux saisons.  La neige disparait. Les glaciers fondent. Chez nous. Et là où le froid semblait aussi éternel, invariant, perpétuel il n'est plus. Il ne l'est plus pour maintenir ce qui nous semblait immuable  :la glace des extrêmes. La calotte glaciaire fond, la banquise se désintègre, elle rejette dans la mer d'énorme icebergs... Je viens d'un endroit où la neige a assuré la survie de la vallée et de ses habitants. Le tourisme a permis le développement économique, a crée des emplois, a sédentarisé des familles et en a attiré d'autres. L'exode américain au début du vingtième siècle a été endigué, certains sont même revenus (pas tous). L'hiver 67-68, la station de ski a ouvert dans le village, précédée l'hi...

La relève est assurée (#Maggie O' Farell)

Sarah Van Reij @MEP J'ai trouvé! J'ai trouvé la version féminine et plus jeune de John Irving . Une comme lui avec de nombreux personnages, tous avec une vraie histoire - peut-être pas aussi poussée que lui, mais on s'y approche. Cet été par hasard j'ai acheté This must be the place de Maggie O' Farrel. Le hasard n'est pas d'être entrée dans cette librairie en Ecosse (Glasgow je pense, ou Skye), le hasard est le choix du livre. Le nom de Maggie O'Farrell ne me parlait que vaguement, j'ai aimé la couverture et la 4è. Cela tient à peu de choses, comme quoi, un bon marketing est utile. Comme j'ai de l'avance dans l'achat (la Pile des livres en attente n'est jamais vide, ne plus rien avoir à lire est une de mes grandes angoisses existentielles : au Paradis ou en Enfer, quel que soit l'au-delà, y a-t-il des livres? ), j'ai mis un peu de temps avant de le commencer. Et je n'ai plus lâché, je suis allée en chercher deux autres q...

Se reposer en beauté (#Mickalene Thomas)

déjeuner sur l'herbe - Mickalene Thomas Je l'avais croisée pendant le Covid.  Les musées étaient fermés seules les galeries étaient ouvertes et j'étais désespérément en manque de beau, de reposer mes yeux. J'avais trainé toute la tribu un samedi dans une galerie du Marais où pas plus de cinq oeuvres d'elle étaient présentées. de très grands formats, très politiques sur la place des noirs aux US.  Ce qui m'avait valu un "c'est ça qu'on est venu voir ?" dubitatif.  Ô joie, ô surprise quand j'ai vu que le Grand Palais lui consacrait une exposition  : All about Love.  Je parle de Mickalene Thomas, femme artiste noire queer de 54 ans (née en 1971, j'adore le clin d'exil, comme si cette date nous rendait proches!) Ses formats sont grands, très grands pour la plupart (parfois des touts petits aussi), un mélange de collages, de photos, de peintures. Superposition dit son résumé dans AWARE (bien sûr qu'elle dans la base de recherche de...