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Affichage des articles associés au libellé Ecosse

Pratique et éthique du single track road (Skye #3)

single track road  - Skye Avec les directives pour arriver jusqu'au Fior Sgeir Cottage chez Dorothy sur l'île de Skye, avait été envoyé un document A4 avec des dessins de Do et Don't pour bien conduire sur les single track Roads. C'est loin d'être anecdotique car en dehors de la route principale qui trace une ligne pas droite du tout du Sud au Nord, en dérivant vers l'Ouest, ce sont toutes des singles track Roads, des routes à une seule voie. En clair : les voitures ne se croisent pas, il n'est pas possible de se serrer sur le côté, il faut utiliser les "passing places", une petite excroissance de bitume où se glisser et s'arrêter pour laisser passer la voiture en face. Il y en a suffisamment compte tenu du trafic (faible à très faible, il nous est arrivé de ne croiser personne sur la demi heure entre la route principale à double voie et Fior Sgeir), et pourtant il faut être attentif, regarder au loin pour ne pas louper une passing place et avo...

Panne d'électricité, again (Skye #2)

nuances de gris depuis la fenêtre de Skye Sur Skye, nous avons habité chez Dorothy. ou plutôt dans la maison qu'elle louait, à côté de la sienne. Une maison blanche et claire, avec une baie vitrée surplombant la baie, un fauteuil face à la vue pour ne louper aucune nuance de gris du ciel, de noir de la mer, de bleu ... rien n'est vraiment bleu sur Skye.  Et des étagères de livre à côté du poêle, une excellente sélection d'écrivains et écrivaines écossaises (des polars aux romans de Susan Fletcher sur le massacre de Glencoe), de recueils de poésie. Je ne pouvais qu'aimer cette petit maison toute de blanc et de bois. Dorothy est bien plus vieille qu'Annie, elle doit avoir 70 ans, aussi petite qu'énergique aussi loquace que son mari est sauvage. Dorothy nous avait posé deux parts de gâteaux homemade (aux fruits, l'iMari n'y a pas touché) et une bouteille de vin (français) sur la table à notre arrivée. Elle nous a distillé par mail les concerts locaux, le p...

Whisky, gin et genre (Skye #1)

Raasay distillery grosse étape : whisky ET gin humidité au sol : peu impactante pour la journée, des chemins pour se déplacer!  humidité dans l'air : alcoolisée  rencontre : une biche écrasée au bord de la route (les jours suivants, j'ai vu les vivantes), une chauve-souis écrasée au bord du chemin, 4 lapins sautillant dans un pré, une vache à frange longue et grandes cornes entourée de lapins, des dauphins sur la traversée. En Ecosse, j'ai succombé à l'attraction touristique évidente : les distilleries.  Pour la connaissance scientifique certes, pour la curiosité aussi, pour pouvoir briller en société (tourbé, pas tourbé, secrets de fabrication) - un petit peu de mansplaining,  et surtout pour la dégustation.  Pour savoir apprécier aussi. Je n'ai évidemment pas retenu le processus de fabrication dans le détail, juste que ce n'est au final pas très compliqué (contrairement à ce qu'on nous explique), je pourrai presque en faire à la maison avec ma cocotte minu...

Walk the way, feel the walk (#4, variations)

Ben Donich - 847 m Sur la même période, je lisais le matin avec mon petit-déj, la série d'été du monde "Everest Business" en 6 épisodes qui décrit comment l'ascension de l'Everest est devenue une industrie touristique. Charlie Buffet (le journaliste) y passe en revue différents aspects : en partant le nombre de personnes qui gravissent le sommet (un vrai celui-là, pas un Ben quelque chose) chaque année : 846 personnes pour cette saison (celle qui s'est achevée au printemps) sachant qu'en 1953, le total des "summiters" s'élevait à  353 personnes depuis le début des expéditions. Je n'ai pas tracé de courbe, c'est probablement une exponentielle (ce que confirme une étude américaine sur le sujet). Il suffit de voir les photos de la longue file d'attente sur la crête avant d'atteindre le sommet pour comprendre ce que signifie surexploitation de la zone. En me penchant sur le sujet je découvre qu'il existe sur Wikipedia la list...

Walk the way, walk for food (#3)

Last section - une nouvelle estimation des km Jour 4 de Strachur à Lochgoilhead grosse étape : 18km sur le papier, un peu plus de 20 au final pour les gourmets que nous sommes humidité dans l'air +, lunette de soleil (yeah!) humidité au sol : +++,  on marche des heures dans la tourbière, jusqu'au sommet de la montagne rencontre :  grande abondance, nos 4 Russes et leur chien, 2 hommes à pied en sens contraire qui montaient au point de vue, 2 cyclistes en sprint On a croisé les Russes au petit déjeuner, sans leur chien. Première conversation engagée avec eux, - avec un seul en fait - celui qui parle anglais, pour les trois autres, leur anglais a l'air plus rudimentaire. Evidemment le sujet était le passage du torrent, comment on a fait sans le pont ....Conclusion : on a tous fait pareil, c'est à dire braver l'interdit de la barrière et descendre dans le ravin avec forces acrobaties. L'étape nous semble plus courte, alors qu'elle est loin de l'être. Le pay...

Walk the way, till exhaustion (#2)

Creggan's Inn Jour 2 de Tighnabruaich à Glendaruel grosse étape : 18km sur le papier, 20 nous dit nos iDevices, ainsi que le décompte des pancartes (mettez-vous d'accord!) humidité dans l'air +, pas de vêtement de pluie, le mist en fin de journée  humidité au sol : ++,  tout est toujours détrempé, même avec le soleil, des tourbières en lieu et place des prés rencontre : pas une âme qui vive, même Annie du camping n'était pas à son poste, les 4 Russes et leur chien à l'heure du repas. On a longé le Loch Fyne une grande partie de l'étape, avant de remonter une vallée habitée avec parcimonie, surtout des fermes, une longue route étroite et pas un seul café ni shop à moins de 20 minutes en voiture (dixit Annie). La seule possibilité de logement était le Caravan Park de Glendaruel, qui n'a pas de boutique et pas de restaurant. Annie la tenancière m'avait prévenue, elle n'avait pas fait que me prévenir elle m'avait dit de lui envoyer ma liste de course...

Walk the way, walk the dog (#1)

Wild Kitchen @Kames (suburb de Tighnaburaich) Au programme cette année, l'Ecosse en mode slow trip. Une semaine de randonnée puis une semaine sur l'île de Skye.  Parce que la BD trois chardons de Cécile Becq.  Et la randonnée parce que la randonnée. Pour éprouver le paysage.  Et l'Ecosse pour éviter la canicule ? Pour passer inaperçue, en fait. Les Highlands parce que dans mon imaginaire c'était plus sauvage.  J'avais passé du temps à choisir le treck, avec des critères plus ou moins objectifs, qui se sont avérés plutôt pertinents. Pas l'accessibilité en tous cas. Pour rejoindre le point de départ du Loch Lomond & Cowal way, il nous fallut une journée de transport sous la pluie, le train jusqu'à Glasgow, un bus pour la péninsule de Cowal puis le ferry pour traverser le Loch Fyne, toujours sous la pluie. Avec une pause dans un café au bord du loch pour manger notre unique repas de la journée : un gratin de poisson.  Ce trek traverse nulle part, un truc u...