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Affichage des articles associés au libellé PenserDireMiliter

IA ou pas IA, telle n'est pas la question !

Photo retouchée par une IA : montrer le manque de présence des personnes racisées dans les représentations dans les années 60 aux USA (the Anonymous project) Drôle d'histoire que celle de Thélyson Orélien, qui agite le monde de la presse, de l'édition, des artistes.  Au premier épisode j'ai rigolé.  Au deuxième j'ai pensé à Jason Arday. Aujourd'hui je m'interroge sur toutes ces réponses apportées à la mauvaise question. D'où l'idée de tester les questions avant de consolider les réponses, selon les théories de Oliver Hamant sur la robustesse. Passer du temps à poser le problème : parler pour se penser, verbaliser pour laisser échapper des vérités ou des intuitions qui seraient diffuses, enfouies, refoulées… Réorganiser ses pensées Précisément t out ce qui a été évité, par toutes les parties concernées. Et comme m'a dit mon collègue - champion de la punchline  - nous sommes à un moment de rupture anthropologique . Je comprends sans vraiment savoir dér...

La femme n'est pas un homme comme un autre

Au musée de Bayonne  Ce n'est pas un scoop, je le savais. On s'en doutait, d'autres l'ont dit avant. L'Académie Française continue d'insister, les institutions en France perdurent le même schéma. On se tape encore et toujours les droits de l'Homme et du citoyen, son musée de l'Homme, le masculin qui l'emporte sur le féminin sans parler de liberté, égalité, fraternité ... Dans Pour en finir avec l'homme, chronique d'une imposture , Eliane Viennot, retrace l'histoire du mot homme.  Sans surprise, depuis la nuit des temps le mot homme a toujours été employé pour désigner une personne de sexe masculin, par opposition à la femme de sexe féminin. La croyance que homme regroupe les deux sexes est une imposture (que E. Viennot démontre), c'est surtout un processus qui a été installé pour maintenir les hommes au pouvoir, que ce soit le pouvoir du savoir (les élites), légal (avec les lois saliques), social (le code Napoléonien).... La traduct...

oh, Edgar

enfant boxeur - Martine Barrat @Arles Oh, Edgar,  Mon pauvre, je te plains.  Je te l'avais bien dit. Je t'avais prévenu , je t'avais même soufflé des options.  L'issue était connue dès le début, malgré ton pull beu marine à col V, ta sexyness et ce qu'il te restait d'aura de tes médailles olympiques. Forcément tu t'es fait viré. Avant d'avoir viré tout le monde ou presque. Petite devise : Grand sportif solo ne fait pas bon Président Cojo . Préparation mentale et préparation physique versus politique, négociation, complexité, communication.... Pas les mêmes caractéristiques  C'est à la fois un job technique et un job politique dans un environnement de requins qui mêlent Etat, Régions, Mairie, les hommes politiques et les grandes entreprises.  Où aurais tu appris tout ça dans tes bosses ?  Tu n'as même jamais travaillé en équipe, la pression c'était la tienne, pas celle de l'extérieur.  La Présidence du Cojo n'est pas un sport individue...

En attendant Hilma

détail  - Hilma af Klint Je l'ai rencontrée il y a quelques années. C'était dans une salle consacrée aux artistes femmes, dans un musée du nord de l'Europe, je ne sais plus si c'est Tallin, Riga, Stockholm...,. Je suis tombée en adoration sur son nom, j'ai tout de suite su que je l'aimerai, il sonnait comme un poème, une promesse  que ses peintures ne démentent pas. Le tableau que j'ai vu était de petite taille, une abstraction, j'étais ravie qu'une artiste peigne aussi de l'abstration, je me rapelle de la sensation de légèreté en associant son nom au tableau. J'ai d'abord cru qu'elle était femme de ou fille de, ou nièce de, puis plus attentive j'ai vu af Klint et non Klimt. Ce n'était pas les mêmes, elle avait son nom à elle, son renom à elle, ses peintures à elle.  Une oeuvre à soi. Hilma af Klint. Alors forcement, je suis allée au Grand Palais, avide, gourmande, curieuse, pas du tout objective, savourant d'avance ce que...

Reprendre depuis le début (#duplomb)

@Tours, un week-end de Pentecote En flânant par hasard - si, si - devant l'Arbre à Lettres (je n'ose pas dire que c'est une librairie, le nom est suffisamment évocateur), j'y ai découvert une nouvelle collection : "dire non avec ..." et une personnalité : de Rosa Parks à Emile Zola en passant par plein de personnes que je ne connaissais pas qui luttent sur des sujets d'importance (les mariages forcés; la cause indienne...). Dans ceux qui étaient présentés presque autant de femmes que d'hommes. j'ai eu très envie de lire : Dire non avec Rachel Carson.  Envie rapidement satisfaite (je suis une fan d'Oscar Wilde en ce qui concerne les tentations). Le livre n'est pas un essai, mais un roman écrit pas une autrice qui raconte sous forme de journal la vie de Rachel Carson, le fil rouge de son engagement, comment elle est devenue celle qu'elle est. Une amie m'avait parlée d'elle, étonnée que je n'ai pas lu le printemps silencieux ...

Vous en reprendrez bien un peu ?

au Chateau Lacoste, à Aix en Provence J'aime bien savoir ce qu'ils deviennent.  Ces mecs qui se pensent intouchables, qui font n'importe quoi et qui ensuite ont du mal à comprendre quand ils sont rattrapés, jugés et parfois condamnés.  C'est comme ça que Nicolas Hulot (71 ans) a fini par disparaître de nos écrans, de même que Patrick Poivre d'Arvor (78 ans), que Patrick Bruel (66 ans) est en (très) mauvaise posture pour ses prochains concerts programmés dans les festivals d'été.  Pour certains, c'est classé  sans suite , ce qui ne veut pas dire qu'ils sont innocents. Ce qui peut vouloir dire que c'est prescrit comme dans le cas de Nicolas Hulot. Je ne sais pas où il se terre, ni s'il se terre vraiment, on espère qu'il n'est plus en contact avec des jeunes (femmes) à les éclairer de ses idées politiques (et pas que). Pour PPDA, son sort n'est pas facile, ni aussi clair : les dernières plaintes ont annulé la prescription des premières, ...

les L

Leonora Carrington @ Musée du Luxembourg La même semaine sont morts Lionel et Loana.  La même époque pour nous, nos enfants ne connaissent ni l'un ni l'autre. Ils incarnaient chacun un extrême : l'intellectuel versus la populaire, le Paris élitiste versus le Sud chantant, la morosité de la politique versus l'extravagance de la jeunesse, la tradition versus la liberté, le perdant aux élections versus la gagnante du loft, ...et pourtant le même monde pour nous. Nous avons tous entendu parler de l'un et de l'autre. Je me rappelle en avoir voulu à Lionel quand il ne s'est pas retrouvé au deuxième tour des élections présidentielles de 2002. Nous étions à Prague (avions-nous donné procuration?) et sur la Une d'un journal au kiosque on voit les deux visages de Chirac et Le Pen.  Nous nous sommes assis sur le premier banc venu, assommés par la nouvelle. Je me rappelle être passée exactement par toutes les étapes du deuil et être particulièrement restée coincée s...

Cher Edgar (#time to reconsider)

Fondation Cartier - expo Magasin général Cher Edgar,  Je t'ai à peine reconnu sur cette photo de toi dans le Monde lors de ta nomination. En chemise blanche, pull col V bleu marine, veste et  jean, tu semblais bien plus grand que dans mon souvenir. Et plus sexy aussi. Je me suis dis que tu avais (très) bien vieilli. Physiquement bien vieilli. Parce que ton discours me donne des doutes sur ta santé mentale et ta capacité de discernement. Martin a laissé le poste, toi tu as accepté.  Il a dit :   je n'étais pas prêt à tous les compromis. Toi oui?  On a eu vingt ans ensemble, dans les mêmes années. Toi avant moi. On habitait à la montagne, on a du avoir le même genre d'adolescence - j'imagine.  A toi la Savoie, à moi les Hautes-Alpes. Tu aimais les bosses, j'aimais les courbes sur des pistes bien damées. On a du avoir le même rythme d'entraînements, mais pas les mêmes entrainements : les tiens bien plus intenses que les miens. Et plus fructueux aussi. Tu devai...

Le ski de demain

Val d'Isère - janvier 2026 Eternelle. Je l'ai longtemps crue éternelle. Je ne suis la seule. Petite, la neige en haut des sommets, les névés incongrus l'été en étaient la preuve.  Elle était éternelle, elle résistait à la chaleur, au soleil, aux saisons.  La neige disparait. Les glaciers fondent. Chez nous. Et là où le froid semblait aussi éternel, invariant, perpétuel il n'est plus. Il ne l'est plus pour maintenir ce qui nous semblait immuable  :la glace des extrêmes. La calotte glaciaire fond, la banquise se désintègre, elle rejette dans la mer d'énorme icebergs... Je viens d'un endroit où la neige a assuré la survie de la vallée et de ses habitants. Le tourisme a permis le développement économique, a crée des emplois, a sédentarisé des familles et en a attiré d'autres. L'exode américain au début du vingtième siècle a été endigué, certains sont même revenus (pas tous). L'hiver 67-68, la station de ski a ouvert dans le village, précédée l'hi...

Secret Santa

Pletzen de Noël Je me réjouis presque tous les jours de ne plus être dans une entreprise, petite ou grosse. Et particulièrement à Noël. J'ai déjà du mal avec les rituels familiaux, transposés dans le monde professionnel c'est pire.  J'évite donc tous les folies imaginables de fin d'année. Celles qui sont justifiées par la convivialité, l'ambiance dans l'équipe,  sous couvert de créer des liens avec des gens que vous n'avez pas choisis, que vous supportez tous les jours et avec qui vous allez devoir faire semblant d'apprécier un bon moment, au travers du dîner d'équipe, de la bûche et du ...Secret Santa. Le phénomène prend de l'ampleur, devient un incontournable, une signe de jeunesse ou d'être dans le vent. Des clients m'en parlent.  L'iMari y a droit (et se loupe!). Mon iAdo (iQuoi aujourdhui, c'est plutôt un jeune adulte!) l'a prévu avec ses coloc'. Des séries le mettent en scène. Le Guardian en rédige un article. La pay...