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Vous en reprendrez bien un peu ?

au Chateau Lacoste, à Aix en Provence

J'aime bien savoir ce qu'ils deviennent. 

Ces mecs qui se pensent intouchables, qui font n'importe quoi et qui ensuite ont du mal à comprendre quand ils sont rattrapés, jugés et parfois condamnés. 
C'est comme ça que Nicolas Hulot (71 ans) a fini par disparaître de nos écrans, de même que Patrick Poivre d'Arvor (78 ans), que Patrick Bruel (66 ans) est en (très) mauvaise posture pour ses prochains concerts programmés dans les festivals d'été. 

Pour certains, c'est classé sans suite, ce qui ne veut pas dire qu'ils sont innocents. Ce qui peut vouloir dire que c'est prescrit comme dans le cas de Nicolas Hulot. Je ne sais pas où il se terre, ni s'il se terre vraiment, on espère qu'il n'est plus en contact avec des jeunes (femmes) à les éclairer de ses idées politiques (et pas que).

Pour PPDA, son sort n'est pas facile, ni aussi clair : les dernières plaintes ont annulé la prescription des premières, c'est la loi des séries (de l'emmerdement maximum pour PPDA) ou plutôt le concept des séries : si d'autres faits similaires sont commis après l'infraction initiale, la prescription court à partir du dernier évènement, (c'est le mécanisme de prescription glissante).  
Il ne s'en sortira pas par des "sans suite", ça ne sent pas bon pour lui A chaque démenti public de sa part, de nouvelles femmes s'ajoutent aux témoignages, En 2022, 90 femmes témoignent contre lui, toutes ne portent pas plainte, il est mis en examen en 2023. Depuis la  fin d'année dernière les juges auditionnent toutes les femmes qui se sont portées partie civile : elles sont 11 au final. 
Le temps qu'il lui reste à vivre il risque de le passer à préparer ses jugements, au tribunal et en prison, ou avec un bracelet électronique ce qui est souvent la règle pour ces hommes -à.

Dominique Pelicot n'a pas fait appel de son jugement, il a pris 20 ans, il a 72 ans, peu de chance qu'il ressorte. Et lui n'a pas de bracelet électronique. 
Parmi les co-accusés dans l'affaire Pelicot, un seul (sur 51) a maintenu son appel, un homme de 44 ans (pas le plus jeune de la bande, ni le plus éduqué) condamné initialement à 9 ans de prison. Ils étaient 17 à l'issue du procès en décembre 2024 à faire appel, mais en octobre 2025 il n'en reste qu'un. Les autres ont du comprendre que si statistiquement les chances de retomber sur la même décision est de une sur deux, dans l'autre moitié, ce ne serait pas un allègement de peine, au contraire. Bien mal lui en a pris, celui-là a écopé d'un an de plus de peine. Il passe de 9 ans à 10 ans de prison, c'est désormais un chiffre rond. Ce qui a motivé la décision de justice est que le gars n'avait "aucun empathie", en gros : il n'a toujours rien compris à ce qu'il a fait, donnons lui une année de plus pour y réfléchir (pas certaine que ça marche comme ça la réflexivité ni même la réflexion). Pour autant, il semble que le jury n'a pas donné une peine (encore plus) lourde parce que (entre autres) il a un enfant handicapé. J'ai un peu de mal à voir le rapport. 

Dans le même genre, Christophe Ruggia condamné en 2025 pour agressions sexuelles la mineur Adèle Haenel (12 ans), à 4 ans de prison dont 2 fermes (pas cher payé selon moi, mais tout est affaire de pénétration ou pas, pour la justice en France) avec bracelet électronique, a aussi fait appel. Le verdict est tombé il ya deux semaines : il a (aussi) pris un an de plus. Sa condamnation est désormais de 5 ans , toujours avec 2 fermes et toujours sous bracelet électronique. 

A croire qu'il n'y a que moi qui m'informe. 

Cédric Jubillar condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre (et la disparition) de son épouse fait aussi appel. Son nouveau procès est prévu pour la rentrée. Son raisonnement doit être simple : il ne peut pas prendre plus, c'est le peine maximale (la perpétuité n'est applicable qu'à des cas extrêmes, celui-là est malheureusement banal). Il espère peut-être un miracle, un réduction de la peine ou de la partie incompressible (15 ans dans son cas). Qui tente rien n'a rien.. Il mobilise tout de même des ressources de l'Etat, pour un procès dont je serai surprise d'une autre issue. Statistiquement, le mec est coupable. Il suffirait d'alimenter une IA avec son cas pour avoir le résultat (d'autres que moi ont du le faire). Le jugement par IA est il une alternative économique pour (tous) ces procès en appel? Avec l'option : passer par la case départ et reprenez quelques années.

Le cas Depardieu est une histoire similaire à PPDA : d'abord une plainte, puis quand il nie, d'autres et à chaque prise de parole : sa lettre ouverte (dans le Figrao), de Carole Bouquet, de celui-qui-nous-sert-de-président, de nouvelles femmes témoignent. Il est condamné en 2025 à 18 mois de prison avec sursis (les règles applicables aux peines me sont incompréhensibles). Evidemment, il fait appel. Procès en novembre. Juste après celui de Joël.

J'ai presque envie d'écrire à Joël, pour le prévenir.
On se rappelle de Joël, celui qui manipule les euphorisants ? Le gentil sénateur qui tente de droguer ses consoeurs pour les violer. Sa condamnation est tombée fin janvier : 4 ans de prison dont 18 mois fermes. Il a une amende et une obligation de soin (pourquoi pas les autres?) et  - hourra ! -  à 5 ans d'inéligibilité. Il a d'ailleurs démissionné (ou s'est mis en retrait) du Sénat au moment de l'enquête, mais visiblement touchait encore son salaire de sénateur ... (des pistes d'économie budgétaires là!)
Le plus comique est que Joël Guerriau a lui même voté "la loi qui a crée le délit d'administration de substance nuisible en vie de commettre un viol ou une agression sexuelle."  Voulait-il vérifier la bonne application de sa loi? Ou comme tout bon politicien qui se respecte : faites ce que je dis pas ce que je fais ? Visiblement sa défense a été de se dire lui même très intoxiqué et de tout nier. 
J'ai du mal à comprendre l'excuse, l'abus de substance n'est pas une circonstance atténuante, mais aggravante. 
Toujours est-il qu'il a tout de suite annoncer qu'il faisait appel. J'espère pour moi qu'il est bien conseillé, car d'autres femmes que Sandrine Jossot pourrait se décider à porter plainte, car d'après des témoignages Sandrine Jossot n'est qu'un coup raté, d'autres avant ont réussi. 

Le cas de Dominique Boutonnat (ex Président du CNC) est un peu différent ; jugé pour le viol de son filleul (20 ans) sans drogues impliquées il a d'abord été condamné en 2024 à 3 ans de prison (dont 1 ferme). Comme tous les autres, il fait appel (c'est fou ce truc de faire appel non? ), et la même peine est requise. La décision est en attente. Je crains qu'il ne soit une exception, son cas est pareil et différent  : il n'est pas un homme très public ce n'est pas (encore) une série, la victime est un homme majeur ... 
Des poids différents, des mesures différentes. 
N'y comptez pas trop, en photo, à coté de Boutonnat (bel homme), aucun d'entre vous ne tient debout.

Messieurs, vous en reprendrez bien un petit peu ? 

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