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Une année sans - la liste des 14 premiers pour donner envie

Ici la liste "avec" de l'année sans (lire des livres écrits par des hommes) :

Miho Kajioka - As it is  (exposée à la Galerie Polka)

·      Louise et Clem de Julia Glass

o   Toujours agréables à lire ses romans. Les premiers sont  moins denses que les derniers sortis, mais c'est un bon thé au coin de la cheminée : jamais décevant.

·      Chavirer de Lola Lafon. 

o   Elle a surfé sur le thème tendance "abus sur mineurs" et c'est tombé à côté. Ca ne touche pas, et c'est moins bien écrit qu'un fait divers dans 20 minutes. Elle donne l'impression de n'avoir pas instruit le sujet ; comme si c'était une rédaction donnée au collège et écrite dans le week-end sans faire de plan.

·      Souvenirs du futur de Siri Husvedth

o   Passez cet écrit que je ne saurai lire. SH n'est pas loin d'être une de mes autrices préférées, mais ce truc-là de sortir ses vieux carnets et de les commenter.... Ce n'est pas de l'entre-soi, c'est de la complaisance. Elle a mieux et plus à dire qu'à se regarder le nombril, en s'apitoyant vaguement sur son sort de jeune fille.

·      Le coeur battant de nos mères de Britt Bennet

o   C'est une histoire alambiquée de l'Amérique noire. Je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou si ça m'a semblé insipide, convenu, un peu trop classique. C'est tout de même cette autrice qui a écrit "je ne sais pas quoi faire des gentils blancs". Mais ce roman n'a pas laissé de traces chez moi.

·      Le sexisme : une affaire d'hommes (essai) de Valerie Rey-Robert

o   Indispensable à lire pour comprendre notre culture patriarcale dont les hommes sont aussi les victimes, d'une façon violente. Indispensable pour déconstruire comment on se construit aujourd'hui en tant qu'hommes et femmes dans notre société et que la liberté de genre est pour l'instant un leurre.

·      La familia grande de Camille Kouchner

o   au déla du retentissement médiatique parce que ce sont tous des gens connus (elle est elle- même la compagne du président du journal Le Monde, c'est  l'histoire d'une emprise familiale, et du chemin pour s'en affranchir.

·      L'égalité sans condition (essai) de Rejane Senac

o   Indispensable pour décoder le semblant du neutre et l'exclusion qu'induit la notion de fraternité et d'universel. Ce livre fait parti du kit de base pour croire, comprendre et agir pour l'égalité.

·      Fugitives d'Alice Munro

o   C'est un recueil de nouvelles, du bon Alice Munro

·      La trajectoire des confettis de Marie-Eve Thuot

o   Comme parfois les québécois nous surprennent, ce livre en est une de surprise. Plutôt bonne si on ne se choque pas facilement. Des personnages qui se croisent; qui ont de liens et des relations entre eux, où le genre se trouble, la sexualité est une affaire de sexe et pas d'orientation sexuelle, et l'amour encore autre chose. Là où nous, français de ma génération, alignons encore toutes ces notions, en essayant de les classer. A la lecture de ce roman, on oublie le classement, on oublie la morale tant qu'il n'y a pas de dommages. Prudes s'abstenir.

·      Deux ou trois choses dont  je suis sûre de Dorothy Allison

o   voir le post de la semaine dernière.

·      Les joies éphemères de Percy Darrling de Julia Glass (encore)

o   j'avais envie d'une valeur sûre et réconfortante

·      La face nord du coeur de Dolores Redondo

o   Entre l'Espagne et la Louisiane. Ce qui est regrettable c'est que ce roman policier adopte tous les codes des durs du FBI, même l'enquêteuse est stéréotypée. Ce qui est bien, c'est que je suis allée voir sur internet des photos du bayou et de la Nouvelle Orléans.

·      Nos premiers jours de Jane Smiley

o   le premier de sa trilogie américaine. Une valeur sûre, dans l'esprit de son roman plus connu "l'exploitation". Si vous aimez les paysages, le soleil et le labeur  de "Osage County", c'est le bon roman

·      La trajectoire de l'aigle de Nolwenn Le Blevennec (cf le post précédent) 

Il faut que je trouve le #15 maintenant.

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