Accéder au contenu principal

Printemps et autres nouveautés plus ou moins gaies

Soleil, température en hausse, mars. Des indices qui chuchotent, prescrivent, se font pressants et hurlent :  JARDINAGE. 

Les étoiles sont alignées ; je suis arrêtée (rien de grave, besoin de repos et mon propre rythme), j'ai du temps. Il fait (relativement) beau. Une copine me raconte qu'elle aussi a été arrêtée, et qu'elle est passée chez Truffaut, a rempli son coffre de plantes et graines, et a jardiné la plupart du temps. Ca m'a fait grand bien, dit elle. L'idée m'a plue, je l'ai partagée avec mon iMari : "je vais aller chez Truffaut acheter des plantes". Mets-les directement au compost, ça rira plus vite,  a été sa réponse. 

Il me connait (trop) bien, je l'ai trop fait, le coup du jardinage : ramener des plantes, se doter d'une quantité non négligeable de graines. Et tout laisser là. Jusqu'à ce que les plantes en pots meurent, les graines périment. Je fais avec les plantes comme avec les livres, les magazines, ou la musique: je ramène à la maison, je mets à disposition et ils finissent par s'en saisir, lire, écouter, dire que ça leur plait ou pas, et prendre le relais. 


Ca marche pour la culture. Pas pour celle des plantes. Mais alors, pas du tout. 


Rien ne se met en terre tout seul, rien ne pousse tout seul. Quand, par hasard, il m'arrive de planter des choses ou de jeter des graines, je l'oublie instantanément. Elles ne sont jamais arrosées. Ca m'échappe que j'ai mis des choses en terre et que je suis censée m'en occuper. C'est un miracle que j'ai pu garder en vie 3 enfants, vu mon comportement avec les plantes.

Peu importe, j'ai récidivé. J'ai fait le plein du printemps : pensées, jacinthes, primevères, myosotis, hortensias, framboisiers, des trucs avec des noms bizarres, des plantes aromatiques, un (seul) pied de tomates car je trouve que c'est trop tôt dans la saison, un pied de concombre, des graines de légumes (aubergines, courgettes, et potiron même si ça pousse tout seul souvent directement provenant du compost).


Et j'ai tout planté. Comme une intello. 


C'est à dire en passant plus de temps à faire le plan du jardin sur une feuille blanche, avec des feutres, un petit code couleur, un carnet où je note les trucs (je ne me rappelle jamais s'il faut mettre les aubergines avec les haricots ou avec les tomates)... 

Je suis obligée de consulter mon iAdoe car elle est fait aussi des plantations (qu'elle arrose, qui poussent, qui donnent des salades en mai, des radis pour l'apéro et des fraises peut-être cette année). On se partage le territoire. Moi je fais le plan des plants, je plante ce qu'elle me laisse comme bouts de terre pour mes expérimentations (qui manquent de suivi malgré le carnet). 
La bonne nouvelle est que j'ai tout mis en terre, rien au compost. 

Jardin 2021


J'ai même de nouveau essayé les semis. L'année dernière, certains sont morts de soif, d'autres n'avaient pas assez de terre (j'ai oublié de les repiquer au bon moment). Et comme nous n'étions pas là de tout l'été une grande partie de notre récolte a séché sur place. J'ai directement fait des bocaux de tomates séchées. 

Autre nouveauté du printemps, je me suis inscrite et j'ai participé à une formation de Noustoutes.org sur les violences sexistes et sexuelles (niveau 1). Noustoutes est une association activiste, animée par Caroline De Hass en tête de pont

C'est gratuit, c'est en ligne c'est à des horaires compatibles avec un job à temps plein. C'est militant aussi, et c'est surtout utile à la prise de conscience. C'est bien fait : les définitions, les chiffres, comprendre le processus de violence, que faire quand une femme (victime)  nous en parle...

Je n'ai pas forcement découvert beaucoup de choses, quelques points clés pour le mettre en lien avec ce qui se passe en entreprise : la différence entre violence et conflit, la médiation comme solution au conflit mais pas à la violence...

C'est surtout utile pour mettre les choses en lien, et s'initier au phénomène. Cette première séquence me laisse sur ma faim sur comment agir (mais ce n'était pas le but de la formation).
En attendant de pouvoir m'inscrire au niveau 2, je me suis inscrite le mois prochain à la formation sur la culture du viol niveau 1. Je m'attends à plus de prise de conscience. 

Je mesure, après avoir lu "le sexisme, une affaire d'homme" de Valérie Rey Robert, à quel point nous en sommes imprégné·es, et que nous ne voyons pas toujours ce qui devrait nous choquer.

Dans leur "catalogue", il y a aussi une histoire des violences et éduquer à la non violence. 

 

C'est un sujet lourd, il est préférable de l'associer au jardinage pour compenser.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Encore heureux, je ne fais que de la course à pieds

Sarah Jérome J'ai fini par le faire. J'ai mené les recherches, comparé les modèles. Au bout d'un an, les gens du club me disaient "arrête de courir avec ton téléphone, achète-toi une montre". Le critère mis en avant est le prix : pas cher chez Décathlon.  Le critère que j'aimerais mettre en avant : c'est moche. Oui, mais c'est fonctionnel (nausées) Le critère que j'aimerais mettre en avant : je n'en veux pas.  Pas un objet de plus. Encore un. Même s'il est utilisé, utilisable, apprécié (et oui!) trois fois par semaine. Je n'en avais pas tout à fait besoin. Pas quand mon pote Didier est là. Mon pote Didier a 69 ans, c'est un ex-chercheur du CEA, on court à la même vitesse (VMA d'environ 12,5 ) en parlant de Chine, d'intelligence artificielle et de randonnées itinérantes, il a une super montre offerte par ses enfants. Didier, c'est mon chrono. Comme tout retraité, il est hyper occupé et pas suffisamment assidu. J'ai du...

Scènes d'automne en semaine

Old Man of Stor  - Isle of Skye, un jour d'été Lundi, j'ai ramassé mon premier marron de la saison Brillant et dodu, il reposait aux côtés de sa coque éclatée Il était seul, pionnier, premier tombé. Je l'ai ramassé et rapporté, il demeure posé dans l'entrée. Brillant et dodu, il reflète la lumière de fin d'été  Le soleil qui décline, le frais qui revient, les couleurs qui s'enflamment La fin des congés, la reprise du rythme, le retour de la routine Brillant et dodu, il annonce les feux de cheminée, la laine des pulls Les soirées sous les couvertures, le miel dans le thé  Brillant et dodu, arrivé un peu tôt à mon goût Je m'obstine à percevoir le beau dans la saison qui s'ouvre. Mardi, je monte les escalators à Opera En me demandant ce que je fais là Marcher ici plutôt que le Cowal Way n'ont rien en commun. Je suis tentée de rebrousser chemin  Ce n'est que le chemin que j'aurais rebroussé. Pas le temps.  Alors au retour, j'ai marché mon che...

Et quand vient l'automne (#ABRL)

Bibliothèque du château Abbadia (Hendaye)  On va passer à la liste d'automne. Bien que je n'ai pas terminé la liste d'été. Il m'en manque un : je n'ai pas relu Un lieu à soi de Virginie Woolf. L'automne est arrivé tôt cette année : j'ai ramassé le premier marron sur l'arbre en face de la maison ce n'était pas encore septembre. Les tomates dans le jardin ont continué à murir, les piments aussi. Les feuilles ne tombaient pas. Je n'ai pas encore sorti les vestes, je commence à peine à mettre un foulard le matin. Puis le thé à la châtaigne de Lupicia  a été en vente et Mariages frères commercialise son calendrier de l'avent. Il fait nuit avant 20h, et je ne peux plus traverser le parc quand je rentre de l'entraînement, il est fermé aux horaires d'hiver (il n'y a pas quatre saisons pour les horaires d'ouverture et de fermeture du parc d'en face). Des feuilles se perdent au sol sur la terrasse, j'ai rangé les Birkentsok à l...