Accéder au contenu principal

Panne d'éléctricité #3

Barbara Krueger @Guggenheim Bilbao

Ces derniers mois,  je cumule les expériences de pannes d'électricité. Je ne sais pas si ça m'y prépare mieux, mais le jour de la Grande Panne, je ne serais ni surprise ni dans l'inconnu (et je n'aurai pas de volets roulants de toute façon).

Je rentre en train un dimanche soir après 3 jours dans le Sud-Ouest, comme un after-vacation - il ya bien des afetr-works pourquoi pas la même chose pour les vacances. Un temps magnifique, cocktails le soir, diner en terrasse et même bain de mer, entre la visite du Guggenheim Bilbao et une grande balade de 10 kilomètres. 

Dimanche après un brunch au service interminable et à la qualité discutable, le train nous ramasse dnas un temps qui se rallie à l'automne. J'évoque le sanglier percuté en juillet aevc le TGV de Bretagne, qui nous avait retardé de 2 bonnes heures un vendredi soir alros que notre copine nous attendait à leurre bout, dans sa voiture. Un sanglier c'est bien, si c'est une personne qui se suicide le minimum c'est 4 heures, renchérit la copine qui a ses entrée dans les entrailles de la SNCF. Ce n'est pas une question de mauvaise oeil, c'est une question de statistique  - j'ai appris ensuite -  en octobre et la fin d'année, on observe plus de suicides que le reste de l'année. Nous avons tapé dans les statistiques, pas mon train, celui de devant. 

Le nôtre avait commencé par juste avoir un problème technique : les prises d'électricité ne fonctionnaient pas. En théorie ce n'est pas gênant, sauf que je devais finir un truc de boulot et l'envoyer et la batterie de mon Mac n'était pas au plus haut. Entièrement de ma faute, je n'ai rien mis à charger du week-end. J'ai fait un contre la montre, pondre mon document et ses actés,  le relire, rédiger le mail d'accompagnement et l'envoyer. Les deux heures de boulot ont vidé la batterie, le mail parti, la batterie m'envoyait des signaux d'alerte (branchez votre ordinateur sur secteur) et le Mac s'est gentiment éteint.

Restait encore un peu de trajet, j'ai mis mes écouteurs et ma musique. Pas énormément de batterie non plus, mais ça devrait tenir jusqu'à l'arrivée. J'ai tout de même vérifier à intervalle régulier que ni la prise électrique ni la prise USB ne fonctionnait. Sait-on jamais un miracle (technique) ? 

Puis le train s'est arrêté. En plein voie, selon le vocabulaire idoine. Nous ne sommes pas descendus sur les voies, ni même n'avons essayé d'ouvir les portes (que nous sommes sages!). Et quand au micro, l'annonce a précise que ce n'était aps un sanglier qui avait été percuté, qu'a priipi nous serions la pour au moins deux heures, je sais que retéléphone ne tiendrai ni les deux heures annoncées, encore moins les quatre heures minimum réelles qui nous avait été expliqué plus tôt.

10% puis moins. Mode avion pour tenir plus longtemps  : appeler l'iMari qui ferait le chauffeur Uber, ou réserver un taxi (pas un Uber). 

Puis les lumières principales dans les rames ont été éteintes, pour économiser nous a-t-on dit. 
Puis il n'y au plus d'eau à vendre au wagon bar. Puis plus grand chose à manger
Les enfants dans le carré quatre de l'autre côté se sont endormis.
J'avais encore de l'eau dans ma gourde, pas de thé.
Du chocolat dans mes réserves, les copines à manger des bricoles de doutes et cache de ce qui restait vaguement des petites déjeuners. 
Plus de batterie nulle part, que des modes avions pour prévenir les plus ou moins iMari des unes et des autres.
On a mangé, parlé. Partager des restes, de l'eau au fond d'une gourde, j'ai lu. Attendu. Impossible de dormir va savoir pourquoi, il n'y aurait eu que ça à faire. 
Encore une fois, en cas de panne, je bois (ce que j'ai sous la main) et je lis (aussi ce que j'ai sous la main).

Puis j'ai eu  envie de faire pipi (forcement!), j'ai remonté la rame pour aller aux toilettes. Et j'ai vu quelques téléphones branchés sur des prises USB avec une petite loupiote bleue allumée. 
Allumées. 
Les sièges derrière nous avaient les loupiotes bleu allumées, et les deux gars qui se dragouillaient gentiment mais sérieusement étaient partis en semble au wagon bar où il y'avait plus ni à manger ni à boire.
En essayent leurs prises USB, elles fonctionnaient ! Le temps qu'ils reviennent , nos batteries étaient passées de 5 à 30%. 
Sourire, moi annonçant une bonne nouvelle :
- vos prises USB fonctionnent !
Le plus vieux me répond avec un sourire gêné : oui, je sais.
Moi dans ma barbe : et donc tu n'aurais pas pu nous le dire? C'est pas comme si tu nous avais pas entendu hurler à la mort de nos téléphones ! 

En cas de panne, je bois et je lis. Je cherche les loupiote

s bleu.
En cas de panne, les gens ne partagent pas, ils se cachent.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

A ton âge

Chana Orloff - Musée Zadkine En retour à mon "A ton âge, y en a qui sont déjà Premier Ministre !" On m'a répondu : je connais le sujet de philo au bac "peut-on être brillant avec des idées de m**?" Je me réjouis d'avoir un jeune premier ministre. Fait étonnant : les journaux étrangers dont le Times n'ont pas titré sur sa jeunesse, ils ont opté pour son côté diversité " Gabriel Attal appointed as first openly gay French PM". Je me réjouis qu'il soit jeune, qu'il soit gay, qu'il ait commencé au PS, qu'il soit différent (en tout cas sur le papier). Je me réjouis du changement qu'il représente. Plus précisément, je me réjouis du changement que j'ai l'impression qu'il représente, que j'aimerais qu'il soit, que j'espère qu'il incarne.  Beaucoup trop de conditionnel, d'attente, d'espérance... presque désespérée. Quand on sait qu'il a fait l'école Alsacienne, puis la fac d'Assas (il a ...

Passagères secondaires de nos vies

Gaspésie - 2023 Un nouveau sujet passionnant sur lequel je ne m'étais jamais penchée : les assurances automobiles. A mon grand désavantage en fait et qui au final se traduit par une dépense supplémentaire. Pas une grosse dépense, rien qui ne soit insurmontable, c'est plutôt le système, la façon dont il est conçu et dont on l'utilise. On pense que c'est logique c'est sans compter les biais genre,  dans le couple, dans le système assurantiel. Le premier est que c'est mon iMari qui s'y colle. L'homme, la voiture, l'assurance qui va avec. Je me coltine suffisamment de sujets plus ou moins pénibles et au long court (les vaccins des enfants, leur suivi médical et de bien être, les vacances : où quand comment...), pour que celui-ci atterrisse chez l'iMari. Il passe tellement de temps avec ses iDevices qu'il faut bien y trouver de la rentabilité à un moment. C'est l'iMari qui prend l'assurance automobile. La voiture est à son nom (d'a...

Scènes d'automne en semaine

Old Man of Stor  - Isle of Skye, un jour d'été Lundi, j'ai ramassé mon premier marron de la saison Brillant et dodu, il reposait aux côtés de sa coque éclatée Il était seul, pionnier, premier tombé. Je l'ai ramassé et rapporté, il demeure posé dans l'entrée. Brillant et dodu, il reflète la lumière de fin d'été  Le soleil qui décline, le frais qui revient, les couleurs qui s'enflamment La fin des congés, la reprise du rythme, le retour de la routine Brillant et dodu, il annonce les feux de cheminée, la laine des pulls Les soirées sous les couvertures, le miel dans le thé  Brillant et dodu, arrivé un peu tôt à mon goût Je m'obstine à percevoir le beau dans la saison qui s'ouvre. Mardi, je monte les escalators à Opera En me demandant ce que je fais là Marcher ici plutôt que le Cowal Way n'ont rien en commun. Je suis tentée de rebrousser chemin  Ce n'est que le chemin que j'aurais rebroussé. Pas le temps.  Alors au retour, j'ai marché mon che...